Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 13:06

Multiples sont les raisons pour lesquelles le CES Bruno Bokoko, tel un ver à soie achevant sa mue, devrait se transformer en Lycée Publique Bruno Bokoko, tel un papillon…

  1. Arguments économiques et sociaux

L’Indice de Développement Humain se calcule essentiellement à partir de l’Education et de la Santé…C’est dire toute l’importance de ce secteur, pilierdu Développement humain et reconnu comme tel par la plus haute autorité du pays, le Président de la République, Chef de l’Etat, comme en témoignent les Etats généraux de l’Education en mai 2010.

Hier, pole économique grâce à l’activité de COMUF, Mounana peut devenir un petit pole d’acquisition du savoir et ainsi relancer un minimum d’activité économique (petit commerce, transport, restauration rapide, etc) grâce aux élèves et enseignants du lycée…

Le maintien du CES en l’état, 17 ans après la fermeture de COMUF témoigne de la mauvaise gestion de l’après-COMUF et d’une absence de vision à long terme des leaders politiques, car il est impossible d’imaginer que le CES Henri Basset (ainsi dénommé à l’époque COMUF) serait demeuré CES alors que les autres établissements conventionnés comparables (toutes proportions gardées) tels Henri Sylvoz à Moanda, etc ont été érigés en lycées quand le besoin s’en est fait sentir…

MAIS IL N’EST PAS TROP TARD POUR BIEN FAIRE !

L’idéal, pour nous, citoyens de Mounana et au-delà, est qu’un enfant puisse, SUR PLACE, acquérir son CEPE, son BEPC ET SON BAC, avant de poursuivre éventuellement des études supérieures ailleurs.

En effet, comment comprendre que, d’une part, le Président de la République, Chef de l’Etat ait mis l’accent en 2014 sur le pacte social, la réduction de la pauvreté et que cette nouvelle orientation politique soit nulle et sans effets à Mounana, économiquement sinistrée depuis la fermeture de COMUF en 1997 ?

De fait, après le BEPC, les élèves admis en Seconde doivent parcourir chaque jour 25 kilomètres au minimum pour rallier Moanda… Le cout du transport quotidien, les dépenses en restauration représentent quelque chose de non négligeable pour des parents sans emploi ou au chômage… La location d’une chambre à Moanda ou à Franceville pour l’admis en Seconde n’est pas sans risques pour les élèves et parents d’élèves démunis : exclusions, abandons, redoublements, école buissonnière, accidents de circulation, grossesses précoces, etc.

Or, avec un lycée, il y aurait : moins de dépenses, un meilleur suivi parents/enfants et ainsi de meilleures chances de réussite scolaire !

  1. Arguments politiques

Aux origines, le CES est un établissement conventionné de COMUF (comparable à Henri Sylvoz), rétrocédé en 1997 à l’Etat…Le projet d’établissement initial devait en faire un lycée, tout comme Henri Sylvoz à Moanda.

C’est un devoir, pour l’Etat, de réaliser ce projet depuis que l’établissement lui a été rétrocédé.

A l’époque de la gestion ADERE de la cité (2003-2008), un "scandale" est découvert : dans le budget de l’Etat figurait un lycée d’Excellence fictif (12 millions de budget annuel)… A partir de ce moment, l’idée est née l'idée de faire du CES réel, avec son modeste budget d’une dizaine de millions et du lycée virtuel avec ses 12 millions UN SEUL ET MEME ETABLISSEMENT, le Lycée Publique Bruno Bokoko avec 24 millions de budget annuel environ (à l’époque)…

Question : si hier les plus hauts responsables à l’Education ont voulu implanter un lycée d’Excellence à Mounana (d’ailleurs existant virtuellement puisque budgétisé), pourquoi ne le voudraient-ils plus aujourd’hui alors que le besoin se fait de plus en plus sentir ?

Ce projet, transformer le CES en lycée, fut un projet pour les leaders ADERE puis pour les leaders UGDD/UN (voir le projet de campagne « Mounana pour tous »)…Mais une idée, un projet n’appartiennent qu’à celui qui passe de l’idée, du projet à l’acte, à la réalisation !

        2. Arguments techniques

Eventuellement, je préconiserais une enquête de terrain pour compléter, si besoin est, cet argumentaire par les données suivantes :

  • Que sont devenus les brevetés du CES (étude comparative, de 1995 à 2015) ?
  • Quels sont les résultats scolaires du CES 2015 (étude comparative, de 1995 à 2015) ?
  • Combien d’établissements primaires existe-t-il à Mounana ?
  • Combien d’établissements pré-primaires existe-t-il à Mounana ?
  •  
  • Par ailleurs, Madame BOUNDONO, ancienne enseignante au CES et Messieurs Jean-Claude MACHENDE, Fulbert BONGOTHA, Jean-Luc ASSA peuvent être consultés pour avis technique sur le projet, sans exclure, évidemment, l’actuel Principal.

Selon les articles 31 (pour le CES) et 32 (pour le lycée), de la nouvelle loi d’orientation pour l’éducation adoptée en décembre 2011, le minimum exigé est :

10 salles de classes : Oui

1 salle polyvalente : Non

1 labo de physique : Oui

1 labo de chimie : Oui

1 labo de SVT : Oui

1 labo de langue : Non

1 Centre d’Appui Pédagogique et Logistique : Non

1 plateau sportif : Oui

Logements pour les dirigeants : Oui

Centre de Documentation et d’information : Oui

Toilettes et vestiaires : Oui

Service social : Non

Infirmerie : Non

Cantine scolaire : Non

Jardin potager : Non

Petit élevage : Non

Internat : Non

En conclusion, nous pouvons dire que le minimum requis pour transformer le CES en lycée est là, ce qui ne peut surprendre personne car COMUF, à l’origine de la création du CES, avait TOUT PREVU, non seulement pour le CES créé, mais aussi pour le futur lycée, si on tient compte de l’espace bâti et non bâti réservé par COMUF à cet établissement…Les travaux en cours le prouvent aisément. Il suffit d'un peu de bonne volonté...politique !

Partager cet article

Repost 0
Published by Edgard - dans Education
commenter cet article

commentaires