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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 14:24

Jamais dans toute l’histoire de l’humanité, on n’avait détruit autant d’arbres, et à une telle vitesse.
Le record absolu a été atteint en 1987, quand 80 000 km2 de la foret primitive ont été brûlés, et 120 000 km2 de foret secondaire, de broussailles et de pâturages ont subi le même sort : un vrai délire pyrotechnique. […]

La surface déboisée correspond aux trois quarts de la superficie de la France.
Il n’en faudrait pas plus, théoriquement, pour faire de l’Amazonie une grande région de production et d’exportation agricoles.
Or non seulement elle n’exporte d’aliments, mais elle doit en importer.
Les nouveaux colons ne savent rien de la terre qu’ils viennent cultiver.
Alors que, pendant plus de trois siècles, Indiens et colons européens, n’ayant que les fleuves comme voies d’accès, s’étaient concentrés sur les terres alluvionnaires, les plus fertiles, les nouveaux colons, entrés dans la foret par les nouvelles routes, construites sur les terres hautes, loin des des fleuves, n’ont pas profité de l’expérience de leurs prédécesseurs.
En procédant à l’abattage mécanique des arbres, ils ont détruit la mince couche d’humus des zones qu’ils voulaient travailler.
En pratiquant des brûlis à grande échelle, ils ont provoqué une dégénérescence du paysage, une perte de l’équilibre écologique qui garantissait la permanence, sur un sol pauvre, d’une végétation exubérante, avec des arbres allant jusqu’à 50 m de hauteur.

Le bien le plus noble, l’arbre, a été sacrifié au profit d’un bien de moindre valeur, le pâturage, sans qu’on voie les troupeaux et les plantations mirifiques qui devaient en résulter.
Des centaines de millions de tonnes de végétation ont été brûlées, libérant du gaz carbonique dans l’atmosphère, mais les indicateurs de production agropastorale sont restés médiocres.

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