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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 10:41

 Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.


Aussi étrange que cela puisse paraitre, le texte qui me semble le plus approprié pour illustrer cet article est de Descartes. Mais si Descrates semble trop ardu pour les jeunes lecteurs, voici, d'abord, un extrait d'Aminata Sow Fall (La grève des Battu, pp.42-44, Les Nouvelles Editions Africains, Dakar-Abidjan-Lomé, 1979) :
Je ne sais si je dois vous entretenir des premières méditations que j'y ai faites car elles sont si métaphysiques et si peu communes qu'elles ne seront peut-être pas au goût de tout le monde.
Et toutefois, afin qu'on puisse juger si les fondements que j'ai pris sont assez fermes, je me trouve en quelque façon contraint d'en parler.
J'avais dès longtemps  remarqué que, pour les mœurs, il est besoin quelquefois de suivre des opinions qu'on sait être fort incertaines, tout de même que si elles étaient indubitables , ainsi qu'il a été dit ci-dessus ; mais, pource qu'alors je désirais vaquer seulement à la recherche de la vérité, je pensai qu'il fallait que je fisse tout le contraire, et que je rejetasse, comme absolument faux tout ce en quoi je pourrais imaginer le moindre doute, afin de voir s'il ne resterait point, après cela, quelque chose en ma créance , qui fût entièrement indubitable.
Ainsi, à cause que nos sens nous trompent quelquefois, je voulus supposer qu'il n'y avait aucune chose qui fût telle qu'ils nous la font imaginer.
Et pource qu'il y a des hommes qui se méprennent en raisonnant, même touchant les plus simples matières de géométrie, et y font des paralogismes , jugeant que j'étais sujet à faillir , autant qu'aucun autre, je rejetai comme fausses toutes les raisons que j'avais prises auparavant pour démonstrations.
Et enfin, considérant que toutes les mêmes pensées, que nous avons étant éveillés, nous peuvent aussi venir quand nous dormons, sans qu'il y en ait aucune, pour lors, qui soit vraie, je me résolus de feindre que toutes les choses qui m'étaient jamais entrées en l'esprit, n'étaient non plus vraies que les illusions de mes songes.
Mais, aussitôt après, je pris garde que, pendant que je voulais ainsi penser que tout était faux, il fallait nécessairement que moi, qui le pensais, fusse quelque chose.
Et remarquant que cette vérité : je pense, donc je suis était si ferme et si assurée que toutes les plus extravagantes suppositions des sceptiques n'étaient pas capables de l'ébranler, je jugeai que je pouvais la recevoir, sans scrupule, pour le premier principe de la philosophie que je cherchais.

Lutte pour l’émancipation

Lolli s’était ouvert les yeux en fréquentant le monde. Elle avait vu que les femmes n’acceptent plus d’être considérées comme de simples objets et engageaient une lutte énergique pour leur émancipation ; partout, à la radio, dans les meetings, dans les cérémonies familiales, elles clamaient qu’au point de vue juridique, elles avaient les mêmes droits que les hommes ; que bien sûr elles ne disputaient pas à l’home sa situation de chef de famille, mais qu’il était nécessaire que l’homme fut conscient que la femme est un être à part entière, ayant des droits et des devoirs. Elles voulaient le plein épanouissement de la femme dans un cadre familial où, en responsable, elles auraient aussi leur mot à dire. Elles avaient d’ailleurs réussi en partie, puisqu’une loi avait été votée, qui interdisait à l’homme de es lever un beau matin de mauvaise humeur et pour un rien, de dire à sa femme : « prends tes bagages, va-t’en chez toi ». Même si la répudiée n’avait pas un chez soi, elle quittait le domicile conjugal, y laissait à contrecœur ses enfants qui étaient considérés comme le bien de l’homme, et allait à l’aventure chez de lointains parents, des amis ou des connaissances.

 
Texte de Descartes (Discours de la Méthode, IVe partie ):


 


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Published by Edgard - dans Actualité
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