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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 17:20

Au Gabon, on aime à parler du père du théatre gabonais, Vincent de Paul Nyonda.Mais où est la mère ? Que sont les fils devenus ? Le théatre est le genre mineur de la littérature au Gabon, pourtant son impact social est indéniable et bien plus important que le roman ou la poésie.
Dans les années 80, on peut citer La folle du Gouverneur de Laurent Owondo.
Dans les années 2000, Péronelle de Ludovic Obiang et tout récemment (en décembre 2008) Tant que les femmes auront des couilles, toujours du meme auteur.
En manque de nouveles pièces, les metteurs en scènes sont obligés d'adapter certains romans.
Tel AWU, adaptation du roman de Justine Mintsa mis en scène par Michel Ndaot.

Avec Julienne Obika, Kyara Bongo et Kouélé Tonda.

1ère représentation jeudi 9 novembre 2006 (en présence de l’auteur), 2ème représentation le 13 décembre 2006 au Centre Culturel Français.

Après l’adaptation du roman de Kourouma mis en scène par Catherine Boskowitz « Allah n’est pas obligé » le 3 novembre 2006 au Centre Culturel Français, on constate tout simplement qu’il semble y avoir une crise du théâtre africain en générale et gabonais en particulier. L’absence de textes dramatiques de qualité, en effet, contraint les metteurs en scène à recourir à l’adaptation de romans africains…De qualité ? Voire…

La soirée fut plaisante et les spectateurs n’ont pas boudé leur plaisir : grâce à l’habile mise en scène de Michel Ndaot et au talent des trois acteurs, la trame narrative de Histoire d’Awu gagne une valeur ajoutée et le thème suranné du conflit entre tradition et modernité passe au second plan, faisant place au drame kafkaïen des victimes de la bureaucratie et de l’incompétence. On retrouve ici les thèmes chers à l’auteur, Justine Mintsa : amour, couple exemplaire, féminisme, mort, tradition aliénante. Comme un motif qu’elle tisse patiemment, obstinément…Jusqu’à épuisement du filon ?

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Published by Edgard - dans Culture
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