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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 17:35

Le football est le sport-roi au Gabon, tant au niveau national qu’au niveau scolaire.

Il le demeure, malgré le fait que la qualité du football gabonais a diminué, comme en témoigne son absence, ces dernières années, lors des grands rendez-vous sportifs internationaux.

Au niveau national, il est subventionné par l’Etat, ce qui n’existe que très rarement ailleurs :

  • Championnat national : chaque équipe (14 au total) reçoit 50 millions de francs CFA
  • Les compétitions à l’étranger sont prises en charge
  • Un soutien financier est accordé à la Fégafoot

Le football vient en première position, suivi du handball, de l’athlétisme du volley-ball, du tennis, et du tennis de table. Les sports de combat comme la boxe, le judo et le tae-kwon-do sont aussi pratiqués assidûment, quoique avec moins de bonheur au niveau international (le Gabon a eu de bons boxeurs et de bons judokas, mais aujourd’hui la relève n’est pas assurée).

Au niveau scolaire, les coopératives scolaires permettent le financement du football, entre autres activités périscolaires. Mais on observe que chaque école, chaque collège, chaque lycée a son équipe de foot. Le football vient en première position, suivi de l’athlétisme et des autres disciplines.

 

L’impact de la coupe du monde au Gabon peut être observé sur trois plans : politique, économique et social.
 

Au plan politique, le Gouvernement paye (35 millions de francs CFA par match) pour la retransmission pré financée de chaque match de la coupe du monde.
De plus, le classement par la FIFA de l’équipe national semble être un enjeu politique si l’on en juge par le profil des deux derniers entraîneurs de l’équipe nationale du Gabon Les Panthères : le brésilien Jairzinho, champion du monde 1970 (octobre 2003-2006) et le français Alain Giresse, champion d’Europe 1984 (2006).

Par ailleurs, le football parait être un instrument de propagande car pendant les vacances, les élus et autres responsables politiques, organisent des tournois pour entretenir la convivialité et la solidarité.
 

Au plan économique, on remarque des promotions sur les télévisions.    
La FIFA subventionne selon le niveau de l’équipe national au plan international (séminaires d’encadrement, formation des jeunes, etc).
Au Gabon, cette subvention est de 200 millions de francs CFA.
Une question demeure : cet argent est-il utilisé à bon escient ?

 

Au plan social, la coupe du monde a moins d’impact sur les jeunes qui trouvent leurs idoles dans le monde du basket. Quelles explications peut-on donner à ce phénomène ? Les nombreuses compétitions de foot en période de vacances scolaires ?
L’esprit de facilité ? C’est tout cela à la fois et plus.
Mais on peut remarquer que pendant cette période de coupe du monde, la famille se recompose autour de la télévision : les épouses sont heureuses de retrouver leurs époux qui arrivent à la maison pour voir le(s) match(s) avec des amis.
Les forces de l’ordre et de sécurité auraient même observé une baisse de la délinquance et de la criminalité pendant cette période !

 

La problématique du français en sport (et en foot en particulier) n’existe quasiment pas au Gabon, où le français est langue seconde, sinon première en milieu urbain.
Mais on doit quand même signaler l’usage d’un langage technique, permettant de savoir lire le jeu ; de deviner les intentions techniques et tactiques d’un entraîneur…

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Published by Edgard - dans Sport
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