On a l’habitude d’entendre les entrepreneurs dire, un sourire goguenard aux lèvres : « quand le bâtiment va, tout va… »
Je constate, comme beaucoup de Gabonais, qu’en effet, à Libreville, les grands chantiers privés sont légions ces dernières années : face à l’ancien Taty, Avenue de Cointet, Face à CKddo, l’ancienne
Cour constitutionnelle… Et je ne parle même pas encore des chantiers officiels : pose de premières pierres ici et là.
Les mauvaises langues parlent de blanchiment d’argent, mais je ne saurai les suivre sur ce terrain glissant sans preuves irréfutables. Un fait est incontestable : avec les revenus pétroliers de ces
années-d’avant-la crise financière mondiale actuelle, le Gabon a largement les moyens de sa politique de consruction. Et, en effet, quand le bâtiment va…
Pourtant, sur le front social, qui pourrait dire que tout va ?
Avant-hier, j’étais au CHL et entendais les cris d’égorgée vive d’une femme en travail. Quand mon frère entra au bureau pour me dire que cette femmeaccompagnée de son mari, avaient été renvoyés
vers une clinique privée par des agents hospitaliers, alors qu’un enfant été déjà né et que le couple avait juste besoin qu’on coupe le cordon ombilical, je me suis dis que, décidément, quelque
chose ne tourne pas rond dans notre Gabon d’abord-là.
La santé est en grève, des gens meurent pour non assistance à personne en danger, et cela dans la plus complète indifférence. La preuve : le 7 avril, journée mondiale de la santé, au Gabon c’était
: silence radio. Qu’allaient dire les officiels ?
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