Dimanche 24 mai 2009

Depuis 2001, le prix du baril de pétrole a augmenté de façon régulière et cyclique tous les deux ans : 2001, 2003, 2005, 2007, avant la crise du « subprimes » aux Etats-Unis qui a enrayé la machine…


Les surplus engrangés auraient pu alimenter le fameux Fonds des Générations Futures et, investis intelligemment dans l’immobilier en Occident ou dans des entreprises de secteurs du pétrole, du bois et des mines, auraient pu nous permettre de nous développer et d’amorcer l’après-pétrole…


Aujourd’hui, les intérêts de ces investissements ou les capitaux investis eux-mêmes, rapatriés, auraient permis d’amortir les effets négatifs de la crise mondiale et de la baisse des recettes provenant de nos principales richesses.


Au lieu de cette politique prudente d’investissement dans l’intérêt général, on a eu droit à des dépenses de prestige, au financement d’éléphants blancs (fêtes tournantes qui donnent le tournis, une université par province…), voire à des investissements privés dans l’immobilier en France et ailleurs, dont la presse étrangère fait ses choux gras. Sans parler des Hummer, Cayenne et autres grosse cylindrées des personnes privées et de certains ministères, toujours plus nombreuses.


Et maintenant que, aiguillonnés par ces révélations et autres signes extérieurs de richesse au Gabon, les divers syndicats (de la Santé, de l’Education, de la Fonction publique, etc) ont commencé à revendiquer des augmentations salariales, accordées sur le papier, on peut se demander QUAND on atteindra le point de rupture, ce que notre quotidien nomme de façon hyperbolique « le niveau insoutenable » de la masse salariale (370 milliards de francs CFA).


Entre les fonds disponibles (officiellement décroissants) et les dépenses (croissantes), où se situe ce point de rupture ?

Ne peut-on pas faire d’économies, dans la masse salariale (suppression des postes politiques comme Commissaires et Haut-Commissaires, promotions à titre exceptionnel etc), dans le train de vie de l’Etat (dotation en véhicules, etc) ?


Non, car ce système doit aller au bout de sa logique de prédation et atteindre le point de rupture, la limite, qui déclenchera ce bouleversement, cette pérestroika, cette catastrophe qui nous fera entrer dans une nouvelle ère économique, politique, sociale, plus équilibrée.

Par Edgard - Publié dans : Economie
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