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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 15:04

Et j’ai hurlé toutes les larmes de mon corps,

Et Dieu, le Pardon, s’est terré dans son silence ;

Alors ses anges qui, tels des esclaves, l’encensent,

M’ont sermonné : « Chut, incrédule ! Le Saint dort.

 

Que viens-tu perturber la quiétude du Cœur ?

Penses-tu la somme de toutes tes douleurs

Si importantes pour susciter sa faveur ?

Tu en es l’unique auteur. Soigne tes erreurs. »

 

Alors, j’aperçus Dieu plongé dans ses lectures,

Insensible à la peine de sa créature…

Comme si le supplier était un parjure,

Quémander sa clémence, une insulte, une injure.

 

Et ainsi, lorsque Sa Sainteté trahit l’homme,

Sait-il que le démon s’injecte dans son âme ?

Et que lui reste-t-il désormais comme espoir,

Sinon fuir le soleil ; se vautrer dans le noir ?

 

Et Dieu désire qu’en Lui, tout être humain croit !

Lui demeure fidèle, conserve sa foi !

Pendant combien de temps va-t-il payer la croix

Sur laquelle son fils a étendu les bras ?

 

Puisqu’il en est ainsi, Dieu, Laisse-nous en paix ;

Tu le peux, laisse l’être humain panser ses plaies.

Seigneur, Reste amnésique à mon mal si épais…

Ici, Tu ne vis plus, comprends-le, s’il Te plait.

 

Hallnaut ENGOUANG, Les temps déchirés, Ed.Ntsame, p.7

 

Vous  ferez  de  ce  texte  un  commentaire  composé.  Sans dissocier le fond de la forme, vous pourrez,  par  exemple, étudier les sentiments exprimés par le poète face à l’insensibilité de Dieu.

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Published by Edgard - dans Pédagogie
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