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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 13:12

La littérature est « une sorte de machine à créer des mondes nouveaux dans l’esprit des gens, à fabriquer des réalités », affirme le romancier nigérian Ben Okri.

Vous expliquerez puis discuterez cette conception de la littérature.

 

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Au cours d’une interview au magazine Le Miroir (n°2, juillet 2006), Pierre Claver Akendengue, le célèbre musicien gabonais, résume son parcours artistiques en ces termes : « à l’époque, je chantais des chansons à très forte connotation sociale, des chansons d’auteur qui disaient le mal-être des couches laborieuses. A côté, j’avais un autre type de chanson. Je puisai dans les profondeurs de la tradition musicale gabonaise et africaine. »

Dans une réflexion élargie à d’autres formes d’expression artistique, vous direz laquelle de ces deux dimensions suggérées par le musicien parait mieux définir l’artiste africain, et pourquoi.

 

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Etes-vous de ceux à qui la littérature a encore quelque chose à dire face aux nouvelles formes d’expression (cinéma, télévision, internet…) qui la concurrencent aujourd’hui ?

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Se confiant à l’hebdomadaire « Le Nouvel Observateur » de février-mars 2005, l’écrivain français Philippe Djian affirme : « quand j’écris une phrase, je dois pouvoir arriver à résumer le monde, à faire comprendre la vie d’aujourd’hui dans chacune des phrases que j’écris ».
Dans un développement argumenté, vous direz si  les œuvres que vous avez lues confirment cette entreprise de l’écrivain.

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A la question d’un sondeur sur son désintérêt pour la lecture, un jeune répond : « c’est cher, fatigant, pas rentable. Les passages utilisables à l’examen sont perdus dans une masse inutile. »                              
Vous apprécierez ces propos en appuyant votre argumentation sur des exemples précis.

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Lucien Goldman écrit dans Pour une sociologie du roman : « un roman est nécessairement à la fois une biographie et une chronique sociale ». Dans un développement argumenté fondé sur votre expérience de lecteur, vous analyserez cette double perspective du roman à la fois relation d’une aventure individuelle et traduction d’une histoire collective.

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« Ceux qui apprennent dans les livres doivent aussi apprendre dans la vie, mais celle-ci ne les instruira que s’ils ont lu d’abord, ou en même temps, les livres qu’il fallait ».J-M Domenach, Ce qu’il faut enseigner, 1989.
En vous appuyant sur votre expérience de lecteur, dans un développement organisé, dites les réflexions que vous inspire cette affirmation.

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En vous appuyant sur votre culture littéraire et artistique, vous donnerez votre avis sur cette affirmation d’un critique contemporain : « la littérature et les différents arts apportent à l’homme autant sinon plus que la science ».

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Théâtre et roman ont souvent inspiré les cinéastes : l’un de ces deux genres littéraires vous parait-il plus que l’autre proche du cinéma, et en quoi ? Justifiez votre réponse par des exemples précis.

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Selon vous, le registre tragique est-il uniquement propre à la tragédie ?

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"Les lettres nourrissent l'âme, la rectifient, la consolent."                                              
Expliquez cette maxime de Voltaire. Peut-on la discuter ?  Dans quelle mesure votre approche des œuvres littéraires vous permet-elle de vérifier cette triple vocation des lettes ?

 

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S’agissant de l’évolution sociale en Afrique, des observateurs ont pu parler d’exploitation venant de l’extérieur et de l’intérieur (expansion coloniale, mœurs politiques impopulaires, coutumes tyranniques,…), mais aussi de luttes, sous diverses formes, pour recouvrer l’identité perdue.

Comment, selon vous la littérature africaine fait-elle écho à ces thèmes ?

Vous répondrez à la question posée dans développement organisé et axé sur des exemples littéraires précis.

 

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Jacques Chevrier rapport dans Jeune Afrique du 17/10/84, les propos de l’écrivain guinéen William Sassine : « dans écrivain, il y a écrire et…vain ; cela résume la condition de l’écrivain en Afrique : on écrit en vain, on n’est pas lu ».

Quelles réflexions vous inspire cette remarque sur le métier d’écrivain en Afrique ? Ne pensez-vous pas que l’écrivain a un rôle à jouer dans la cité pour que son œuvre touche un large public ?

 

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Tirant les conclusions d’une analyse critique, Maryse CONDE écrit : « En fin de compte, on assiste à ce phénomène surprenant : une œuvre qui se veut africaine, mais en une langue non africaine, appréhendée par un regard, qui, se veut africain, mais jugée, analysée en fonction d’une esthétique et des concepts littéraires européens. »

Après avoir expliqué et illustré ces propos, vous argumenterez votre vision de la littérature africaine.

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En vous appuyant sur votre expérience personnelle, vous commenterez ce propos par lequel Romain ROLLAND définit le lien entre la lecture et la connaissance de soi : "On ne lit jamais un livre, on se lit à travers les livres, soit pour se découvrir, soit pour se contrôler".

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En 1998, une opération baptisée « Rwanda, devoir de mémoire » a conduit plusieurs écrivains africains et occidentaux au Rwanda, pour rencontrer des Rwandais et écrire sur la tragédie qu’a vécue ce peuple.

Evoquant cette expérience à laquelle il a participé, le romancier sénégalais Boubacar Boris Diop a déclaré dans une récente interview : « Je me souviens que les Rwandais que nous étions venus rencontrer nous demandaient : « n’écrivez pas des romans, écrivez nos témoignages. »

Voici deux conceptions du travail de l’écrivain. Selon vous, sont-elles aussi contradictoires qu’elles le paraissent ?


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« Le lecteur lit pour s’instruire ou pour se divertir », écrit Eugène Ionesco dans Notes et Contre-notes.                                                                                                                                                       En vous appuyant sur votre expérience de lecteur, vous direz si vous partagez cette opinion.

 

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Le théâtre lu ou le théâtre vu sous la forme d’un spectacle : laquelle de ces deux pratiques du genre dramatique vous semble plus intéressante, plus enrichissante ? Vous répondrez à cette question sous la forme d’un exposé argumenté en vous fondant sur votre expérience personnelle.

 

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Le magazine Lire rapportait, en septembre 1979, les propos de Henri Troyat à qui un journaliste faisait remarquer : « Depuis vos débuts en littérature, vous n’avez participé à aucun des grands débats idéologiques ou politiques qui ont pu agiter nombre d’écrivains et d’intellectuels. » Le romancier répondait : « C’est exact. Je ne m’occupe pas de politique. Je ne m’en désintéresse pas, c’est impossible dans le monde contemporain, mais je ne suis pas un animal politique…Je sui un écrivain, je suis un rêveur, et plus je m’engagerai, plus je m’éloignerai de ma vraie nature. » 

Approuvez-vous une telle attitude chez un écrivain ?

Vous justifierez votre réponse par des exemples précis empruntés à vos lectures.

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Published by Edgard - dans Pédagogie
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commentaires

YACINE 18/04/2010 23:47



bonjour a tous


jai quelques essais sous forme de  reflexions  a vous  soumetre pour appriciation


la 1er:


L’écœurement


 


Je ne sais pas comment aborder ce sujet, écoeuré par ce que vous voyez tous les jours, ce malaise au quotidien qui vous
 range ; et que vous ne pouvais le  méconnaître ; cet état dans le quel n’ayant envie de rien,
vous n’arrivez plus à vous mettre sur quelques chose, vous ouvrez un livre pour le refermer aussitôt ; parler même devient impossible.


Les autres vous importunent et vous –même devenez quelqu’un de ceux-la pour vous-même. dans cet état, tout ce qui vous
identifiait antérieurement tend à se détacher de vous : les buts,  les habitudes, les orientations, les classifications,  les confrontations, les humeurs, les certitudes, les vanités, les temps en vous s’éveille, le tâtonnement obscur et tenace d’une chose parfaitement étrange à
vous ;. Un  écœurement vous envahie, tel un volcan et vous enveloppe de son magma ; surpris et aveuglé q’une telle chose soit née de vous,
stupéfiait de l’indomptable sentiment qu’on porte en soi et qui, pendant si longtemps a préféré ne pas se manifester.   


Personnellement, je comprends votre crainte votre désarrois, et votre douleur  face à l’hypocrisie, la traîtrise, et la haine qui vous entoure.


Mais  à quel homme est-il accordé de suivre sa voie personnelle ? qui n’est
poussé, continuellement, de ci de la, vers le désert ou plus rien ne reste de soi même, et ou l’ont doit se dessécher, balbutiant des appels à l’aide, s’enfoncent dans ce cauchemar qui dure,
telle une plante ,sans feuilles et sans fleurs, homme branlé, homme maudit.


Cet homme la, apprend à modéré tous ces propos, ces désirs, et  ces actes, sa
circonspection l’apaisement qu’il irradie, sa gaîté sans crainte, son esprit libéré de toute curiosité. Mais quoi qu’il modère tous, il ne sais rien et se promène comme un aveugle. Il ne perçoit
que ce qui lui a était dicté, à cela, seulement, il adresse son activité. Il ne marche ni trop vite ni trop lentement ; ces paroles sont comme des notes et chacune de ces phrases forme
quelques mesures d’une musique bien choisie.


Il sais toujours renvoyer l’individuel à l’universel, la repose son efficacité ; il ne juge pas, ne condamne pas, puisque
cela regarde toujours les autres ; il n’accuse personne et n’est jamais surprit.


Il ne lui arrive rien celui la, et si par pure hasard il est témoin d’un malheur, il ne veut pas l’admettre, et si, on l’accule
et  l’oblige à se prononcer, il prouve en souriant  que les choses étaient mieux ainsi ; celui qui
dans le dénuement  aurais été ruiné par la richesse, celui qui meurt a évité une langue souffrance, celui qui hait est malade, celui qui aime l’est
aussi.


Il n’a jamais faim, mais il ne refuse rien par contre, et si, par miracle, il désirerait trop fortement quelque chose, il s’en
détourne insensiblement et l’oubli


       De même, toutes les horreurs vécues voir
l’histoire entière de l’humanité n’est d’autre qu’un conte de fée ; car pour lui, jamais les hommes n’auraient été capable de ce dont l’histoire les charge. Pas plus jadis que de nos jours.
          


 Ceci dit personnellement jamais je n ‘ai perdu l’espérance.
Fréquemment, je cherche à me punir en la raillant cruellement, mais elle vit en moi, intangible.


        Peut-être est-elle aussi ridicule que cette espérance bien plus grande encore, l’immense espérance qu’un mort pourrait, tout
à coup, surgir vivant devant moi, sans que ce soit un rêve.


 Yacine


Constantine le : 26.07.2004


Ah, je voudrais être celui qui se laisse trempé  par tous,  et qui le supporte paisiblement, et qui ne s’en trouve en rien diminué ; Qui les aime bien tous en
les voyant néanmoins tel qu’ils sont, sans pour autant en tirer le moindre du monde un sentiment de supériorité.