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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 11:00

Le Lycée Public de Montalier est un établissement créé en 2006 avec le lycée de Diba-Diba et, dans le projet du Ministre de l’Education de l’époque, le Professeur Albert ONDO OSSA, c’est un établissement d’excellence.

 

Quand j’ai pris mes fonctions en septembre 2010, tout en étant satisfait de trouver 30 élèves par classes, soit un millier d’élèves, je me suis posé une question simple : pourquoi, avec de tels effectifs, on a eu à la première édition du BEPC 20% d’admis ?

Autrement dit, pour qu’un établissement soit effectivement d’excellence (et non pas nominalement seulement), le critère « effectifs réduits par classe » suffit-il ?

Non, évidemment.

Il me fallait donc rapidement prendre des mesures et imprimer ma marque.

Je me suis donné 100 jours pour convaincre mes collaborateurs et enseignants que j’étais bien à ma place…

 

J’ai commencé par les emplois du temps…

En l’absence d’un logiciel fonctionnel, ce fut assez laborieux…

Et il fallait faire attention au choix des profs intervenant en classe de troisième.

Or quand on ne les connait pas, sur quels critères s’appuyer ? Expérience, essentiellement.

 

Puis, ce fut la commande de nouveaux bulletins : décembre n’était pas loin.

 

Une innovation qui a fait grincer des dents, ce fut l’annonce que, désormais, on travaillerait le samedi à Montalier…Murmures et grincements de dents.

Fort heureusement, une note circulaire n°003146/MENSERIPG/CAB du 3 septembre 2010 vint à mon secours : désormais, le samedi devait être consacré à des activités socio-éducatives de 8h00 à 12h00…

 

J’en profitai pour imposer chaque samedi un devoir-type de BEPC aux élèves de Troisième, pendant deux heures au maximum ; le reste du temps étant consacré à des activités ludiques. L’utile et l’agréable.

Mais en réunion avec les profs, l’un d’eux me dit :

- Monsieur le Proviseur, les élèves se plaignent car ils sont stressés.

Est-ce qu’on ne pourrait pas interrompre ces devoirs-type et revenir à l’ancienne formule (BEPC blanc au 3ème trimestre) ?

- Non, et s’ils sont stressés, c’est très bien car c’était un des objectifs à atteindre.

Ils doivent dès maintenant être conscients qu’ils auront un examen à passer en fin d’année et s’habituer à gérer le stress, répondis-je.

 

Autres innovations : le Proviseur saisissait lui-même les notes des élèves de Troisième (4 classes, 132 élèves)…

 

Amendement du Règlement intérieur avec les chefs de département et les responsables de l’Association des Parents d’Elèves.

 

Liste des élèves gérée EXCLUSIVEMENT par le Proviseur.

 

Réalisation de trombinoscopes pour mieux identifier les élèves.

 

Saisie des notes par les Professeurs principaux, en fin de trimestre.

 

Vous serez d’accord avec moi : ils ont vite compris qu’ils avaient un Proviseur qui en voulait !

 

Le résultat ? Vous le connaissez comme moi et je suis trop modeste pour le rappeler.

 

Mais c’est à partir de MAINTENANT qu’on peut parler à bon droit d’émergence du lycée public de Montalier.

 

A la rentrée 2011-2012,puisque j’y suis encore, je vous le promets : personne ne va rire…

 

A part moi !

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Published by Edgard - dans Education
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commentaires

koffi 06/01/2013 12:57


etude en inde dans les plus grandes universites veuiller me contacter.