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L’humour en classe ?!
Avec Agatha, Négro, Ancien combattant et tutti quanti ?
Pas possible, ya quelqu’un qui me cherche des noises à Francophonies du sud...
Ou qui me cherche tout court !
Alors quoi, j’en ai pas déjà assez fait ? (et cadeau en plus !) : un papier bien complet sur les activités périscolaires au Gabon…
D’ailleurs, on est en train de boucler l’année et avec ma classe de sixième qui me prend la tête trois fois par semaine et des deux classes de Terminale qui me redonnent des boutons chaque fois que j’y entre, pas question de remettre ça (et cadeau en plus) !
Mais voilà, on ne se refait pas : l’idée est déjà là, insidieusement planquée dans ma tête, bien implantée même (y a un terroriste de l’esprit à Francofolie du sud, c’est sûr et certain) !
Et chaque jour j’y pense : mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir leur fourguer encore comme camelote ?!
Comme tout le monde, j’ai un poil à gratter dans la main.
Donc, j’ai surtout pas envie de me la fouler ni de forcer le talent : quoi, plancher encore sur Agatha, Négro, Ancien combattant et tutti quanti ?
Et où je vais trouver ces textes, nom de d… ?
Sur internet, peut-être, mais le temps de faire un bon truc bien propre, bien léché, à mon image (d’ours mal léché), le prochain numéro de Francophonies du sud aura largement eu le temps de paraitre…
Donc ?
L’humour en classe, voyons, ça doit pas être si compliqué que ça à traiter…
Et si je parlais de moi-même ? De ma façon si originale de faire cours ?
C’est bizarre, mais depuis plus de dix ans que je les enquiquine ces élèves, ils gardent toujours un souvenir impérissable de moi, avec des anecdotes plus poilantes les unes que les autres.
Moi-même, je m’étonne…Et j’en ris !
Alors, pourquoi pas ?
Bof, parait que le MOI est haïssable…
L’humour …L’humour en classe…L’humour classe…
Mierde, pourquoi j’y ai pas pensé plus tôt ?!
Y a qu’à parler de Ferdinand Allogho-Oké, ce poète gabonais dont j’ai imposé l’étude intégrale de l’œuvre Vitriol bantu dans mes classes de Terminale.
Si j’en juge par les rires qu’il a déclenchés, je suis sur la bonne voie.
Et là, pas besoin de me fouler : les textes étudiés sont là, je vais en retirer certains (je vous épargne l’Apologie du pet et Le caca, donc vous ne manquez rien. A moins que…) et en ajouter d’autres.
Ils feront le tri là-bas, à Francofolie du sud.
Et quand j’ai reçu un formulaire de contrat (tiens, c’est plus cadeau), mon poil dans la main a soudain disparu…
Quel monde, je vous jure !
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