Economie

Dimanche 6 septembre 2009

Extraits du discours du président Obama au Ghana (M. Barack Obama s'adresse au Parlement ghanéen à Accra)

[ Notre deuxième domaine de coopération :  le soutien à un développement qui offre des débouchés aux gens ]

Avec une meilleure gouvernance, je ne doute pas que l'Afrique tiendra sa promesse de créer une plus vaste base pour la prospérité. Témoin en est le succès extraordinaire d'Africains dans mon propre pays d'Amérique. Ils se portent très bien. Ils ont donc le talent et ils possèdent l'esprit d'entreprise - la question est de savoir comment s'assurer qu'ils réussissent ici dans leur pays d'origine.                                                                                    
Ce continent est riche en ressources naturelles. Et que ce soient des chefs d'entreprises spécialisées dans la téléphonie portable ou des petits agriculteurs, les Africains ont montré leur capacité et leur volonté de créer leurs propres possibilités.                                          
Mais il faut également rompre avec de vieilles habitudes. La dépendance vis-à-vis des matières premières - ou d'un seul produit d'exportation - a tendance à concentrer la richesse au sein d'une minorité, laissant la majorité vulnérable à la récession.

Au Ghana, par exemple, le pétrole crée de magnifiques possibilités, et vous vous êtes préparés à ces nouveaux revenus de façon responsable. Mais comme le savent de nombreux Ghanéens, le pétrole ne peut pas simplement remplacer le cacao. De la Corée du Sud à Singapour, l'histoire montre que les pays réussissent lorsqu'ils investissent dans la société et dans leur infrastructure ; lorsqu'ils multiplient les industries d'exportation, se dotent d'une main-d'œuvre qualifiée et font de la place aux petites et moyennes entreprises créatrices d'emplois.

Alors que les Africains se rapprochent de cette promesse, l'Amérique va leur tendre la main de façon plus responsable. En réduisant les sommes qui vont aux consultants occidentaux et au gouvernement, nous voulons mettre plus de ressources entre les mains de ceux qui en ont besoin, tout en apprenant aux gens à faire plus pour eux-mêmes.                                   
C'est pourquoi notre initiative de 3,5 milliards de dollars en faveur de la sécurité alimentaire est axée sur de nouvelles méthodes et technologies agricoles, et non pas sur la simple expédition de biens et services américains vers l'Afrique.                                      
L'aide n'est pas une fin en soi. L'objectif de l'aide à l'étranger doit être de créer les conditions dans lesquelles elle ne sera plus nécessaire. Non seulement je veux voir les Ghanéens autosuffisants sur le plan alimentaire, je veux vous voir exporter des produits alimentaires à d'autres pays et gagner de l'argent. Cela, vous le pouvez.

Certes, l'Amérique peut faire plus pour promouvoir le commerce et les investissements   
Les pays riches doivent réellement ouvrir leurs portes aux biens et services de l'Afrique d'une manière significative. Ce sera d'ailleurs un des engagements de mon gouvernement.             
Et là où il y a une bonne gouvernance, nous pouvons étendre la prospérité par le truchement de partenariats entre les secteurs public et privé qui investiront dans l'amélioration des routes et des réseaux électriques ; de programmes de formation qui apprendront aux gens comment développer leur entreprise ; et de services financiers non seulement pour les villes mais pour les régions pauvres et les zones rurales. Cela aussi dans notre propre intérêt - parce que si les gens se sortent de la pauvreté et que de la richesse se crée en Afrique, il s'ensuit que de nouveaux marchés s'ouvriront pour nos propres produits. Tout le monde y gagne.

Un secteur qui représente à la fois un danger indéniable et une promesse extraordinaire est celui de l'énergie. L'Afrique émet moins de gaz à effet de serre que toute autre région du monde, mais elle est la plus menacée par le changement climatique. Une planète qui se réchauffe propagera les maladies, réduira les ressources en eau, épuisera les récoltes, et créera les conditions favorables à plus de famine et plus de conflits. Nous avons tous - en particulier le monde développé - le devoir de ralentir ces tendances, en réduisant les effets du changement climatique et en changeant la façon dont nous utilisons l'énergie. Mais nous pouvons également coopérer avec les Africains pour transformer cette crise en occasion de progrès.                                                                                                                   
Ensemble, nous pouvons coopérer en faveur de notre planète et de la prospérité, et aider les pays à accroître leur accès à l'énergie tout en sautant, en contournant les phases les plus polluantes du développement. Pensez-y : dans l'ensemble de l'Afrique, il existe de l'énergie éolienne et solaire en abondance, ainsi que de l'énergie géothermique et des biocarburants. De la vallée du Rift aux déserts de l'Afrique du Nord ; de la côte de l'Afrique de l'Ouest aux récoltes de l'Afrique du Sud - les dons inépuisables que procure la nature à l'Afrique peuvent lui permettre de créer sa propre énergie et d'exporter de l'énergie propre et rentable à l'étranger.

Il ne s'agit pas seulement de chiffres de croissance sur un bilan comptable. Il s'agit de savoir si un jeune doté d'une éducation peut trouver un emploi qui lui permettra de nourrir sa famille ; si un agriculteur peut amener ses produits au marché ; ou si un homme d'affaires armé d'une bonne idée peut démarrer une entreprise. Il s'agit de la dignité du travail. Il s'agit d'une chance que doivent pouvoir saisir les Africains au XXIe siècle.

De même que la gouvernance est une condition essentielle du progrès économique, elle revêt également une importance cruciale dans le troisième domaine que je voudrais à présent aborder, l'amélioration de la santé publique.                                                             
Ces dernières années, des progrès énormes ont été accomplis dans certaines parties de l'Afrique. Les gens sont beaucoup plus nombreux à vivre avec le VIH/sida de manière productive et à obtenir les médicaments qu'il leur faut. Je viens de visiter une merveilleuse clinique, un hôpital spécialisé dans la santé maternelle. Mais trop d'Africains périssent toujours de maladies qui ne devraient pas les tuer. Lorsque des enfants meurent d'une piqûre de moustique et que des mères succombent lors d'un accouchement, nous savons qu'il reste des progrès à faire.                                                                                                   
Or du fait des incitations, souvent fournies par les pays donateurs, beaucoup de médecins et d'infirmiers africains s'en vont à l'étranger, ou travaillent à des programmes qui luttent contre une maladie unique. Cette situation crée des lacunes en matière de soins primaires et de prévention de base. Par ailleurs, il appartient à tout un chacun de faire sa part.                   
 
Il faut faire des choix responsables de nature à prévenir la propagation de la maladie et à promouvoir la santé publique dans la collectivité et dans le pays.                                   
Ainsi, d'un bout à l'autre de l'Afrique, nous voyons des exemples de gens qui s'attaquent à ces problèmes. Au Nigéria, des chrétiens et des musulmans ont mis en place un programme interconfessionnel de lutte contre le paludisme qui est un modèle de coopération. Ici au Ghana et dans toute l'Afrique, nous observons des idées novatrices visant à combler les lacunes du système de santé, par exemple des initiatives d'échanges d'informations médicales par Internet qui permettent à des médecins exerçant dans de grandes villes d'aider ceux des petites agglomérations.                                                                                     
Les États-Unis appuieront ces efforts dans le cadre d'une stratégie de santé exhaustive et mondiale. Car au XXIe siècle, nous sommes appelés à agir selon notre conscience mais aussi dans notre intérêt commun. Lorsqu'un enfant meurt à Accra d'une maladie évitable, cela nous diminue partout. Lorsque dans un coin quelconque du monde on néglige de s'attaquer à une maladie, nous savons qu'elle peut se propager à travers les océans et d'un continent à l'autre.                                                                                                                                            
C'est pourquoi mon gouvernement s'est engagé à consacrer 63 milliards de dollars à relever ces défis - 63 milliards de dollars. En nous fondant sur les solides efforts du président Bush, nous poursuivrons la lutte contre le VIH/sida. Nous ne cesserons de chercher à enrayer la mortalité due au paludisme et à la tuberculose et nous travaillerons à éradiquer la polio.       
Il ne s'agit d'ailleurs pas de s'attaquer aux maladies isolément : nous investirons dans des systèmes de santé publique à même de prévenir la maladie et de promouvoir le bien-être, en mettant l'accent sur la santé maternelle et infantile.

Par Edgard
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Dimanche 24 mai 2009

Depuis 2001, le prix du baril de pétrole a augmenté de façon régulière et cyclique tous les deux ans : 2001, 2003, 2005, 2007, avant la crise du « subprimes » aux Etats-Unis qui a enrayé la machine…


Les surplus engrangés auraient pu alimenter le fameux Fonds des Générations Futures et, investis intelligemment dans l’immobilier en Occident ou dans des entreprises de secteurs du pétrole, du bois et des mines, auraient pu nous permettre de nous développer et d’amorcer l’après-pétrole…


Aujourd’hui, les intérêts de ces investissements ou les capitaux investis eux-mêmes, rapatriés, auraient permis d’amortir les effets négatifs de la crise mondiale et de la baisse des recettes provenant de nos principales richesses.


Au lieu de cette politique prudente d’investissement dans l’intérêt général, on a eu droit à des dépenses de prestige, au financement d’éléphants blancs (fêtes tournantes qui donnent le tournis, une université par province…), voire à des investissements privés dans l’immobilier en France et ailleurs, dont la presse étrangère fait ses choux gras. Sans parler des Hummer, Cayenne et autres grosse cylindrées des personnes privées et de certains ministères, toujours plus nombreuses.


Et maintenant que, aiguillonnés par ces révélations et autres signes extérieurs de richesse au Gabon, les divers syndicats (de la Santé, de l’Education, de la Fonction publique, etc) ont commencé à revendiquer des augmentations salariales, accordées sur le papier, on peut se demander QUAND on atteindra le point de rupture, ce que notre quotidien nomme de façon hyperbolique « le niveau insoutenable » de la masse salariale (370 milliards de francs CFA).


Entre les fonds disponibles (officiellement décroissants) et les dépenses (croissantes), où se situe ce point de rupture ?

Ne peut-on pas faire d’économies, dans la masse salariale (suppression des postes politiques comme Commissaires et Haut-Commissaires, promotions à titre exceptionnel etc), dans le train de vie de l’Etat (dotation en véhicules, etc) ?


Non, car ce système doit aller au bout de sa logique de prédation et atteindre le point de rupture, la limite, qui déclenchera ce bouleversement, cette pérestroika, cette catastrophe qui nous fera entrer dans une nouvelle ère économique, politique, sociale, plus équilibrée.

Par Edgard
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Vendredi 24 avril 2009
On a l’habitude d’entendre les entrepreneurs dire, un sourire goguenard aux lèvres : « quand le bâtiment va, tout va… »

Je constate, comme beaucoup de Gabonais, qu’en effet, à Libreville, les grands chantiers privés sont légions ces dernières années : face à l’ancien Taty, Avenue de Cointet, Face à CKddo, l’ancienne Cour constitutionnelle… Et je ne parle même pas encore des chantiers officiels : pose de premières pierres ici et là.

Les mauvaises langues parlent de blanchiment d’argent, mais je ne saurai les suivre sur ce terrain glissant sans preuves irréfutables. Un fait est incontestable : avec les revenus pétroliers de ces années-d’avant-la crise financière mondiale actuelle, le Gabon a largement les moyens de sa politique de consruction. Et, en effet, quand le bâtiment va…

Pourtant, sur le front social, qui pourrait dire que tout va ?

Avant-hier, j’étais au CHL et entendais les cris d’égorgée vive d’une femme en travail. Quand mon frère entra au bureau pour me dire que cette femmeaccompagnée de son mari, avaient été renvoyés vers une clinique privée par des agents hospitaliers, alors qu’un enfant été déjà né et que le couple avait juste besoin qu’on coupe le cordon ombilical, je me suis dis que, décidément, quelque chose ne tourne pas rond dans notre Gabon d’abord-là.

La santé est en grève, des gens meurent pour non assistance à personne en danger, et cela dans la plus complète indifférence. La preuve : le 7 avril, journée mondiale de la santé, au Gabon c’était : silence radio. Qu’allaient dire les officiels ?
Par Edgard
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Dimanche 21 décembre 2008

United Bank For Africa (UBA) sollicite un agrément bancaire auprès des autorités gabonaises et de la COBAC.

 

UBA a l’ambition de s’installer dans les 9 provinces du Gabon et de cibler une clientèle souvent négligée : les ménages les plus modestes (mais aussi les plus nombreux, environ 60% des ménages gabonais). Des produits bancaires uniques vont être destinés à ces ménages modestes.

UBA offrira à sa clientèle (artisans, commerçants) des microcrédits, se démarquant ainsi des banques actuellement installées et qui visent soit la classe moyenne, soit les hauts cadres.

La micro finance  a  pour modèle la tontine, phénomènes en croissance  dans les pays en développement. Environ 60 millions de personnes bénéficient aujourd'hui de microcrédits dans le monde. En Afrique de l'Ouest, il existe plus de six cents  institutions de micro finance.

Le directeur général de cette banque, Tony Elumelu, a été élu « banquier africain de l’année ».

 

UBA, présente aux USA et en Angleterre, est la banque africaine n°1, en dehors de l’Afrique du Sud.

 

United Bank For Africa, qui envisage s’implanter d’ici fin 2009 dans 20 pays africains, est déjà présent au Ghana, au Liberia, en Sierra Leone, en Cote d’Ivoire, au Burkina-Faso, au Bénin, au Cameroun, en Ouganda. Et bientôt au Tchad, au Sénégal, au Kenya, en Tanzanie, en Gambie…Et au Gabon.

Par Edgard
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Dimanche 21 décembre 2008

Un nouvel opérateur économique dans le domaine du transfert d’argent a fait son apparition à Libreville, en la personne morale de MoneyGram.

 

Devinez où ? Juste en face de Western Union à Libreville !

 

MoneyGram a pour partenaire, dans le domaine bancaire, la Banque Gabonaise de Développement (BGD)

Au Gabon comme sur l'ensemble du continent africain, les transferts de fonds des travailleurs migrants vers leur pays d'origine sont un phénomène qui ne cesse de croitre.

Ils sont l'un des liens entre les migrants, leur famille et leur pays.

Dans les huit pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac), ce phénomène n’a pas le même impact. Positif pour certains pays qui reçoivent essentiellement cet argent de leurs migrants (cas du Sénégal, du Mali ou du Burkina Faso), il l’est beaucoup moins pour des pays comme  le Gabon, la Guinée équatoriale, le Congo, le Cameroun ou la Côte d'Ivoire, qui voient leurs devises sortir. On comprend mieux l’augmentation de la taxe sur le transfert d’argent décidé lors de l’adoption du budget 2009.

Et pourquoi nombreux sont ceux qui risquent leur vie pour venir par tous les moyens au Gabon, longtemps considéré comme un eldorado.

Au niveau mondial, ces flux de capitaux privés représentent désormais le double de l'aide publique des pays riches au tiers-monde. Ils sont la deuxième source de financement externe des pays en développement, derrière les investissements directs.

Par Edgard
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