Pédagogie

Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 06:33

REPUBLIQUE GABONAISE 2011                                                  FRANCAIS             OFFICE NATIONAL DU BACCALAUREAT

Séries : A-B-C-D-E                                                                                               Durée : 4 heures Coef. : A1-A2 (5) B (4) C-D-E(3)

 

Les candidats traiteront au choix l’un des sujets suivants : 1, 2 ou 3

 

SUJET 1 : ETUDE DU TEXTE ARGUMENTATIF

 

Il nous incombe de redéfinir les conditions d’appropriation des langues dites « internationales », de veiller à la promotion de nos langues, en les dotant de l’arsenal technique susceptible d’en faire des langues capables de transcrire la réalité du quotidien des Africains en discours scientifiques fiables. Donner un caractère scientifique à nos langues, leur donner les moyens de s’approprier le réel au moyen de techniques linguistiques scientifiques permettrait, en effet, de résoudre considérablement les importants problèmes d’analphabétisme (ou de sous alphabétisation) et le fort taux d’échec scolaire (dû à l’inadéquation entre langues vernaculaires et langues importées) observés aujourd’hui encore dans un nombre non négligeable de nos pays. Le constat est suffisamment éloquent pour ne laisser personne insensible : entre 20 et 30% d’Africains seulement (c’est-à-dire en fait, une minorité) peuvent se targuer d’avoir une maitrise parfaite (écrite et orale) des langues héritées de la colonisation. La question est donc la suivante : pourrait-on, en toute lucidité, envisager d’atteindre les objectifs affichés de développement effectif, en laissant sur la touche la très large majorité des populations rurales et urbaines insuffisamment alphabétisées qui constituent près de 70% à 80% des habitants du continent africain ? Peut-on, sans risque d’échec évident, aller à la pêche amputé de ses bras et en disposant à peine que du quart de sa force ? Peut-on impunément se priver d’un capital potentiellement important de ressources humaines et d’expertises de tous genres ? L’utilisation par nos élites des langues étrangères ne doit pas occulter le devoir où nous nous trouvons de promouvoir nos langues « maternelles ». S’il est important pour les Africains de s’approprier les nombreuses langues internationales qui sont aujourd’hui en vigueur dans le monde, pour ne pas être à la traine des progrès réalisés ces derniers temps, il n’en reste pas moins primordial qu’ils se doivent aussi, pour qu’ils puissent élaborer des stratégies de développement autocentré plus en rapport avec les qualités du terrain, pour rendre plus effcicace la participation des populations au processus d’approcpriation des mécanismes de développement effectif (populations jusque-là écartées, parce que pour partie analphabètes ou insuffisamment alphabétisées), il importe pour les Africains, disons-nous, de faire de la valorisation de leurs langues respectives un objectif aussi digne d’intérêt que la question des transferts de technologie dans les pays sous-développés. Il importe au premier chef que les Africains (intellectuels et non intellectuels confondus) apprennent à développer leurs capacités à créer, à inventer et à innover, sans devoir se résigner en retour à opérer quasi systématiquement une rupture, parfois déstabilisante pour leur Moi, avec leurs milieux socioculturels initiaux. Il est à regretter que les Africains continuent encore à se définir, parfois avec un étonnant acharnement, comme essentiellement francophones, anglophones, lusophones, hispanophones, arabophones. Et, eu égard à ces critères « objectifs » de différenciation, d’aucuns ont été jusqu’à postuler sinon l’impossibilité du moins de sérieuses difficultés pour ces Africains de langues différentes à s’entendre, à coopérer efficacement dans une atmosphère non antagonique. La conséquence a été pendant longtemps un attachement plus profond entre les ex-colonies avec leurs anciennes métropoles, le tout au détriment des attaches culturelles et autres obligations historiques et géostratégiques qui lient pourtant entre eux certains peuples africains. Bref, la coopération s’en est trouvée ralentie, al méfiance réciproque suscitée, entre autres, par les anciens colonisateurs étant une des variables que l’on ne saurait négliger dans l’analyse des relations entre les Etats africains. Penser, par exemple, au fameux complexe dit de Fachoda, cette réponse constante anti-anglo-saxonne manifestée par la France, en réaction à l’influence progressive des intérêts de la Grande-Bretagne, et surtout, aujourd’hui, de la percée des Etats-Unis au cœur du continent africain.

 

Landry P.R.Ndounou, « Ethiopiques », n°81, 2e semestre 2008

 

I-Questions de compréhension et d’analyse (10 points)

1- Relevez et justifiez dans le texte trois indices différents de l’implication du locuteur. (3pts : 1+1)

2- Quel rôle joue dans l’argumentation le passage du quatrième paragraphe allant de : « s’il est important à…pays développés ». Justifiez votre réponse à partir des indices textuels. (3 pts : 1,5 + 1,5)

3- Sans reprendre le texte, relevez quatre avantages à tirer de la promotion des langues nationales selon Landry P.R Ndounou. (2pts : 0,5 x 4)

4- Reformulez la thèse du locuteur. (2 pts)

 

II-Travail d’écriture (10 points)

Pour Landry P.R Ndounou, il est important pour les Africains de revaloriser les langues nationales.

Etayez cette affirmation.

 

 

SUJET 2 : COMMENTAIRE COMPOSE

 

Le diable est pauvre

 

Ils se pourlèchent quand vous mangez, ils vous espionnent quand vous dormez : les pauvres vous guettent. En chacun d’eux se cachent un délinquant, voire un terroriste. Les biens de quelques-uns sont menacés par la malfaisance des plus nombreux. C’est connu : le monde est divisé entre ceux qui ne peuvent pas manger et ceux qui ne peuvent pas dormir. Sujettes au harcèlement depuis des milliers d’années, les iles de la décence sont acculées par les mers déferlantes de la misère. La houle gronde et oblige à vivre en alerte permanente. Dans nos villes actuelles, immenses prisons où se barricadent les prisonniers de la peur, les forteresses ont pour noms maisons, et les armures, costumes. Etat de siège. Ne pas se distraire, ne pas baisser la garde, ne pas se confier : statistiquement, vous ne pouvez y échapper ; tôt ou tard, vous devrez subir une agression, un enlèvement, un viol ou un crime. Dans les quartiers mal famés, tapis dans l’ombre, crevant d’envie, avalant leurs rancœurs : les auteurs de votre prochain malheur. Ce ne sont que des vagabonds, des va-nu-pieds, des ivrognes, des drogués, de la graine de délinquants ou des vauriens, de pauvres hères (1), sans dents, ni projets ni lendemain. Nul ne les admire, mais ces voleurs de poules font ce qu’ils peuvent, en imitant, modestement, les maitres qui enseignent au monde les recettes de leurs succès. Nul ne les comprend, mais ils aspirent à devenir des citoyens exemplaires, à l’image de ces héros des temps modernes qui violent la terre, empoisonnent l’air et l’eau, étranglent les salaires, assassinent les emplois et séquestrent des pays.

 

(1) Hères : personnes misérables.

 

Eduardo GAEANO « Boucs émissaires : les diables du diable » ; Le Monde Diplomatique n°617, aout 2005, p.10.

 

Vous ferez de ce texte un commentaire composé.

Après avoir étudié le portrait du pauvre, vous montrerez, par exemple, en quoi cet extrait constitue une dénonciation de la société actuelle.

 

 

SUJET 3 : DISSERTATION LITTERATURE

 

Toute littérature même si elle appartient au passé parle aux hommes d’aujourd’hui.

Que pensez-vous de cette affirmation ? Vous vous appuierez, pour répondre, sur les textes et les œuvres que vous avez lus ou étudiés en classe.

Par Edgard - Publié dans : Pédagogie - Communauté : Formation continue
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Samedi 12 mars 2011 6 12 /03 /Mars /2011 16:45

Séries : A-B-C-D-E Durée : 4 heures Coef. : A1-A2 (5) B (4) C-D-E(3)

 

Les candidats traiteront au choix l’un des sujets suivants : 1, 2 ou 3

 

SUJET : ETUDE DU TEXTE ARGUMENTATIF

 

                 On s’ingénie à brouiller les pistes en nous répétant jusqu’à la nausée que les élèves ont changé, et qu’il importe d’inscrire enfin cette évidence dans la norme, dans le droit de l’école, dans le contenu et dans la forme de ses enseignements. Mais c’est une lamentable imposture. Car ce que veut un élève en tant qu’élève, c’est précisément écouter un professeur, entendre et recevoir un enseignement digne de ce nom. Que chacun d’entre nous replonge dans ses propres souvenirs de l’enseignement, qu’il les interroge, qu’il cherche, si c’est nécessaire, et il verra que les moments les plus lumineux de ces années sont où, ayant devant soi un professeur, il a su ce que c’était que d’être élève, d’être libéré de son bavardage, de ne pas vouloir autre chose qu’écouter, entendre et recevoir un enseignement. Il est donc certain que quelque chose a changé. Ce qui a changé, c’est qu’il n’y a tout simplement plus d’élèves. Voici donc une amère vérité qu’il nous faut affronter : ceux que nous avons devant nous ne sont plus des élèves. De sorte que j’ai envie de dire : comment ce changement s’est-il fait ? Il n’est pas tout à fait impossible de le comprendre. Qu’est-ce qui peut aujourd’hui le faire passer pour légitime ? Je crois pouvoir répondre à cette question.

 

               Partons de la situation présente : il n’y a plus d’élèves. Pour commencer, c’est seulement si l’on ose comprendre et reconnaitre cela ; que l’on comprend en même temps pourquoi la question de leur niveau n’est pas la vraie question. Ah ! La question du niveau des élèves, de ce niveau qui baisse, qui ne cesse de baisser, la controverse du niveau, l’éternelle querelle du niveau, nous allons pouvoir lui régler con compte. Et d’abord, bien entendu, il est vrai, il est évident, que le niveau baisse. Il faut ne pas avoir mis les pieds depuis trente ans dans un collège ou dans un lycée, et même dans un « bon » collège ou dans un « bon » lycée, il faut être resté confiné aux seules statistiques de son laboratoire de recherche, il faut avoir troqué cette amorce de raison qu’est le simple bon sens contre une intelligence artificielle, pour affirmer et prétendre démontrer le contraire. Bien sur que le niveau baisse. Et pourtant, ce n’est pas le problème. Car on peut toujours apprendre quelque chose à un élève en tant que tel, quel que soit son niveau, pourvu qu’on ait pris la peine et le soin de faire de lui un élève. Or, si le niveau de ceux à qui nous n’arrivons plus à enseigner est devenu ce qu’il est, c’est-à-dire une absence de niveau, c’est parce qu’ils ont été empêché de devenir des élèves et qu’on leur a, par là même, ôté toute possibilité d’élever leur niveau ; parce qu’on leur a interdit, tout simplement, de s’élever. Voilà pourquoi ils n’écoutent plus. Ecouter un enseignement, voilà ce que ne veulent plus, non pas les élèves, mais ceux qui ont été empêché de l’être. Leur inattention, qu’on voudrait nous faire prendre pour l’effet résultant d’une libération volontaire, n’est donc que le résultat désolant de la mutilation dont ils ont été les victimes.

 

               Ecrasants, les programmes ? Trop chargés, les emplois du temps ? Ces questions se posent bien sur, mais à condition que l’on ait d’abord pris conscience d’une chose : la déscolarisation de l’institution en est arrivée à un point tel que l’école est aujourd’hui un lieu où il est légitime de tout faire, du sport, des échecs, de l’information, du théâtre, du chant, de la danse, tout ce qu’on veut, sauf s’asseoir derrière une table, et d’écouter un cours. Une enquête précise le montrerait aisément : la prolifération démesurée des enseignements dits « optionnels » a joué un rôle préparatoire dans la déscolarisation.

 

Adrien Barrot, L’enseignement mis à mort, essai, Flammarion, Paris, 2000.

 

 I-Questions de compréhension et d’analyse (10 points)

1- Reformulez chacune des deux thèses qui s’affrontent dans ce texte. (3 pts : 1.5+1.5)

2-Par quels procédés le locuteur implique-t-il le destinataire ? Relevez en trois de nature différente et justifiez leurs valeurs d’emploi. (3 pts : 0,5 x 6)

3-Indiquez la tonalité du texte et justifiez votre réponse. (2 pts : 1+1)

4-Etudiez le mode de raisonnement contenu dans le passage « Ecrasants…écouter un cours » (lignes 38-42) (2 pts)

 

II-Travail d’écriture (10 points)

Estimez-vous comme Adrien Barrot que l’inattention des élèves à l’école découle des programmes écrasants et des emplois du temps trop chargés ?

 

 

 

Par Edgard - Publié dans : Pédagogie
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 13:17

Akendengue (Pierre-Claver)

« A l’époque, je chantais des chansons à très forte connotation sociale, des chansons d’auteur qui disaient le mal-être des couches laborieuses. A côté, j’avais un autre type de chanson. Je puisai dans les profondeurs de la tradition musicale gabonaise et africaine. »


Beauvoir (de), Simone

-"On ne naît pas femme: on le devient" Le deuxième sexe

-"La parole ne représente parfois qu'un manière, plus adroite que le silence, de se taire" La Force de l'Âge


Ben Gourion, David

-"Le travail est un devoir social, un devoir humain sur cette terre, une manifestation de la force créatrice de l'homme, de son pouvoir de subjuguer la nature" Années de Luttes


Bergson, Henri

-"Il faut agir en homme de pensée et penser en homme d'action" Écrits et Paroles


Bessora

« Je pense que je suis arrivée à l’écriture par la parole. J’ai vécu au Gabon de 6 à 16 ans, je me suis nourrie de la langue que j’entendais quotidiennement là-bas, je crois que c’est ce langage que j’écris aujourd’hui. Le passage de cette parole à l’écriture a été favorisé certainement par l’anthropologie que j’étudie qui restitue la parole par l’écrit. Je pense que le roman est la transcription d’une atmosphère par écrit. »


Borges (Jorge Luis)

« J’ai toujours dit à mes étudiants de ne pas lire les critiques, de lire directement les auteurs ; peut-être ne comprendront-ils que peu de choses, mais ils auront du moins le plaisir d’entendre la voix de quelqu’un », Conférences, 1979


Brink (André)

«La vocation essentielle de l’écrivain réside dans une croisade impitoyable contre l’hypocrisie, la dissimulation et le mensonge. »


Byron (Lord)

-"Et quand tes fils sont condamnés aux fers 
   Et plongés dans l'obscurité du cachot humide, 
   Ils sauvent leur patrie par leur martyr 
   Et la gloire de la liberté ouvre l'aile à tous les vents" Le prisonnier de Chillon


Camus, Albert

-"Je me révolte donc nous sommes" L'homme révolté

-"Il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser" La Peste

-"La grandeur de l'homme est dans sa décision d'être plus fort que sa condition" Actuelle


Césaire, Aimé

-"Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir…". Cahier d’un retour au pays natal


Corneille, Pierre

-"A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire" Le Cid

-"Je suis jeune, il est vrai; mais aux âmes bien nées
   La valeur n'attend point le nombre des années" Le Cid


Démocrite

-"La parole est l'ombre de l'action"


Descartes

-"Je pense donc je suis" ("Cogito ergo sum") Discours de la méthode


Destouches

-"La critique est aisée, et l'art est difficile"


Djian (Philippe)

 « Quand j’écris une phrase, je dois pouvoir arriver à résumer le monde, à faire comprendre la vie d’aujourd’hui dans chacune des phrases que j’écris » 


Duhamel

- " Lire, c'est élire, c'est-à-dire choisir. La fonction de choix est primordiale entre toutes les fonctions naturelles. Un être vivant est vivant parce qu'il choisit" Défense des lettres


Dumas (Fils), Alexandre

-"N'estime l'argent ni plus ni moins qu'il ne vaut: c'est un bon serviteur et un mauvais maître" La Dame aux Camélias (préface)


Edison, Thomas Alva

-" Le génie représente 1% d'inspiration et 99% de transpiration" Interview


Euripide

-"Ne parle pas d'argent ; je n'adore pas un dieu qui se donne si vite au dernier des drôles"


Freud, Sigmund

-"L'Homme n'a rien de mieux à faire qu'essayer d'être en accord avec lui-même" Cinq Leçon sur la Psychanalyse


Gandhi 

-"Donner un verre d'eau en échange d'un verre d'eau n'est rien; la vraie grandeur consiste à rendre le bien pour le mal" Discours et Écrits

-"Une vie sans religion est une vie sans principes, et une vie sans principes c'est comme un bateau sans gouvernail" Lettres à l'Ashram


Gide

-" Familles, je vous hais ! Foyers clos ; portes refermées ; possessions jalouses du bonheur."

-"C'est avec les beaux sentiments que l'on fait de la mauvaise littérature"

-"Moins le blanc est intelligent, plus le noir lui paraît bête" Voyage au Congo

- « Inquiéter tel est mon rôle. Le public préfère toujours qu’on le rassure Il en est dont c’est le métier, il n’en est que trop. »


Hegel

-"Rien de grand ne s'est accomplit dans le monde sans passion" La Raison dans l'Histoire


Hobbes

-"L'Homme est un loup pour l'Homme" ("Lupus est homo homini") La comédie des ânes


Ionesco (Eugène)  
 « Le lecteur lit pour s’instruire ou pour se divertir »                                                               


Kafka

«  On ne devrait lire que les livres qui vous mordent et vous piquent. Si le livre ne vous réveille pas d’un coup de poing sur le crâne, à quoi bon lire… Un livre doit être une hache qui brise la mer gelée en nous. »

 

Kourouma (Ahmadou)

 « Quand j’écrivais Les soleils des indépendances, je pensais en malinké. Mon long exil m’a obligé à penser en français. Je ne peux plus revenir en arrière ».

 

« Je me propose d’écrire la réalité politique telle que je l’observe, même si je dois la travestir en fable pour éviter les ennuis. Je ne sais pas si je suis écrivain, mais je sais que je ne suis pas un homme politique ».


La Fontaine (de), Jean

-"Rien ne sert de courir, il faut partir à point" Le Lièvre et la Tortue

-"On a souvent besoin d'un plus petit que soi" Le Lion et le Rat

-"Selon que vous serez puissant ou misérable
   Les jugements de cour vous feront blanc ou noir"


Lamartine (de), Alphonse

-"Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé" Méditations poétiques


Malraux, André

-"L'espoir des hommes, c'est leur raison de vivre et de mourir" Les Conquérants

-"L'amitié, dit-il, ce n'est pas d'être avec ses amis quand ils ont raison, c'est être avec eux même quand ils ont tord" L'Espoir


Montaigne

-"Une tête bien faite plutôt qu'une tête bien pleine" Essais


Montesquieu (de), Charles

-"Les hommes sont comme les plantes, qui ne croissent jamais heureusement, si elles ne sont bien cultivées" Lettres Persannes


Neruda, Pablo

- " [...] Vous demandez pourquoi ma poésie
Ne parle pas du songe, des feuilles,
Des grands volcans de mon pays natal ?
Venez voir le sang dans les rues,
Venez voir
Le sang dans les rues,
Venez voir le sang dans les rues ! "
L'Espagne au cœur, 1938


Nyonda (Vincent de Paul)

« Tout est théâtralité »


Ovide

-"Tant que tu seras heureux, tu compteras beaucoup d'amis,
   Si le ciel se couvre de nuages, tu seras seul" Tristes


Pascal, Blaise

-"Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas" Pensées

-"L'Homme est un roseau pensant" Pensées


Prévert, Jacques

-"Quand la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie" Spectacle


Rabelais, François

-"Ignorance est mère de tous les vices"

-"Le rire est le propre de l'homme" Gargantua

-"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" Pantagruel


Reeves, Hubert

-"Devenir adulte (...) C'est apprendre à vivre dans le doute et l'incertitude" L'Espace prend la Forme de mon Regard


Rousseau, Jean-Jacques

-"L'argent qu'on possède est l'instrument de la liberté ; celui qu'on pourchasse est celui de la servitude" Les Confessions

-"L'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté"


Saint-Exupéry

-"Être homme, c'est précisément être responsable"

-"Aimer ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction" Terre des Hommes


Sartre, Jean-Paul

-"L'enfer c'est les autres" Huis-clos

-"L'intellectuel est quelqu'un qui se mêle de ce qui ne le regarde pas" Plaidoyer pour les intellectuels

-"Quand les riches font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent" Le Diable et le Bon Dieu

-"Longtemps, j’ai pris ma plume pour une épée : à présent je connais notre impuissance. N’importe : je fais, je ferai des livres ; il en faut ; cela sert tout de meme ». Les Mots


Senghor (Léopold Sédar)

« (Laye Camara, à propos de L’enfant noir), lui reprocher de n’avoir pas fait un roman à thèse, ce qui est le contraire du romanesque, c’est lui reprocher d’être resté fidèle à sa race, à sa mission d’écrivain ». (Laye Camara ou l’art n’est pas d’un parti, 1954)

« Notre ambition est modeste : elle est d’être des précurseurs, d’ouvrir la voie à une authentique poésie nègre, qui ne renonce pas, pour autant, à être française….[Parce que ] nous sommes des métis culturels, parce que, si nous sentons en nègres, nous nous exprimons en français, parce que les français est une langue à vocation universelle, que notre message s’adresse aussi aux Français de France et aux autres hommes… » Comme les lamantins vont boire à la source, 1954


Sévigné (Mme de) / Marie de Rabutin-Chantal

-"Le cœur n'a pas de ride" Correspondance


Socrate

-"Connais-toi toi-même" (devise)


Stendhal

-"Un roman, c'est un miroir qu'on promène le long du chemin" Le rouge et le noir


Tocqueville (Alexis de)

« Je conviendrai sans peine que la paix publique est un grand bien ; mais je ne veux pas oublier cependant que c’est à travers le bon ordre que tous les peuples sont arrivés à la tyrannie », De la démocratie en Amérique


Vauvenargues

-"Pour exécuter de grandes choses, il faut vivre comme si on ne devait jamais mourir"


Voltaire

-"Le travail éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice et le besoin" Candide

-"Il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent" Zadig

- « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire ».

- "Les lettres nourrissent l'âme, la rectifient, la consolent."


Wilde (Oscar)

"Il faut mettre son génie dans sa vie et son talent dans ses œuvres"


Yacine (Kateb)

 « Une œuvre n’a de valeur que lorsqu’elle s’enracine dans notre culture, lorsqu’elle pose des problèmes de chez nous. »

 

 

Par Edgard - Publié dans : Pédagogie
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 13:12

La littérature est « une sorte de machine à créer des mondes nouveaux dans l’esprit des gens, à fabriquer des réalités », affirme le romancier nigérian Ben Okri.

Vous expliquerez puis discuterez cette conception de la littérature.

 


Au cours d’une interview au magazine Le Miroir (n°2, juillet 2006), Pierre Claver Akendengue, le célèbre musicien gabonais, résume son parcours artistiques en ces termes : « à l’époque, je chantais des chansons à très forte connotation sociale, des chansons d’auteur qui disaient le mal-être des couches laborieuses. A côté, j’avais un autre type de chanson. Je puisai dans les profondeurs de la tradition musicale gabonaise et africaine. »

Dans une réflexion élargie à d’autres formes d’expression artistique, vous direz laquelle de ces deux dimensions suggérées par le musicien parait mieux définir l’artiste africain, et pourquoi.

 


Etes-vous de ceux à qui la littérature a encore quelque chose à dire face aux nouvelles formes d’expression (cinéma, télévision, internet…) qui la concurrencent aujourd’hui ?



Se confiant à l’hebdomadaire « Le Nouvel Observateur » de février-mars 2005, l’écrivain français Philippe Djian affirme : « quand j’écris une phrase, je dois pouvoir arriver à résumer le monde, à faire comprendre la vie d’aujourd’hui dans chacune des phrases que j’écris ».
Dans un développement argumenté, vous direz si  les œuvres que vous avez lues confirment cette entreprise de l’écrivain.



A la question d’un sondeur sur son désintérêt pour la lecture, un jeune répond : « c’est cher, fatigant, pas rentable. Les passages utilisables à l’examen sont perdus dans une masse inutile. »                              
Vous apprécierez ces propos en appuyant votre argumentation sur des exemples précis.



Lucien Goldman écrit dans Pour une sociologie du roman : « un roman est nécessairement à la fois une biographie et une chronique sociale ». Dans un développement argumenté fondé sur votre expérience de lecteur, vous analyserez cette double perspective du roman à la fois relation d’une aventure individuelle et traduction d’une histoire collective.



« Ceux qui apprennent dans les livres doivent aussi apprendre dans la vie, mais celle-ci ne les instruira que s’ils ont lu d’abord, ou en même temps, les livres qu’il fallait ».J-M Domenach, Ce qu’il faut enseigner, 1989.
En vous appuyant sur votre expérience de lecteur, dans un développement organisé, dites les réflexions que vous inspire cette affirmation.



En vous appuyant sur votre culture littéraire et artistique, vous donnerez votre avis sur cette affirmation d’un critique contemporain : « la littérature et les différents arts apportent à l’homme autant sinon plus que la science ».



Théâtre et roman ont souvent inspiré les cinéastes : l’un de ces deux genres littéraires vous parait-il plus que l’autre proche du cinéma, et en quoi ? Justifiez votre réponse par des exemples précis.



Selon vous, le registre tragique est-il uniquement propre à la tragédie ?



"Les lettres nourrissent l'âme, la rectifient, la consolent."                                              
Expliquez cette maxime de Voltaire. Peut-on la discuter ?  Dans quelle mesure votre approche des œuvres littéraires vous permet-elle de vérifier cette triple vocation des lettes ?



S’agissant de l’évolution sociale en Afrique, des observateurs ont pu parler d’exploitation venant de l’extérieur et de l’intérieur (expansion coloniale, mœurs politiques impopulaires, coutumes tyranniques,…), mais aussi de luttes, sous diverses formes, pour recouvrer l’identité perdue.

Comment, selon vous la littérature africaine fait-elle écho à ces thèmes ?

Vous répondrez à la question posée dans développement organisé et axé sur des exemples littéraires précis.


 

Jacques Chevrier rapport dans Jeune Afrique du 17/10/84, les propos de l’écrivain guinéen William Sassine : « dans écrivain, il y a écrire et…vain ; cela résume la condition de l’écrivain en Afrique : on écrit en vain, on n’est pas lu ».

Quelles réflexions vous inspire cette remarque sur le métier d’écrivain en Afrique ? Ne pensez-vous pas que l’écrivain a un rôle à jouer dans la cité pour que son œuvre touche un large public ?


 

Tirant les conclusions d’une analyse critique, Maryse CONDE écrit : « En fin de compte, on assiste à ce phénomène surprenant : une œuvre qui se veut africaine, mais en une langue non africaine, appréhendée par un regard, qui, se veut africain, mais jugée, analysée en fonction d’une esthétique et des concepts littéraires européens. »

Après avoir expliqué et illustré ces propos, vous argumenterez votre vision de la littérature africaine.



En vous appuyant sur votre expérience personnelle, vous commenterez ce propos par lequel Romain ROLLAND définit le lien entre la lecture et la connaissance de soi : "On ne lit jamais un livre, on se lit à travers les livres, soit pour se découvrir, soit pour se contrôler".



En 1998, une opération baptisée « Rwanda, devoir de mémoire » a conduit plusieurs écrivains africains et occidentaux au Rwanda, pour rencontrer des Rwandais et écrire sur la tragédie qu’a vécue ce peuple.

Evoquant cette expérience à laquelle il a participé, le romancier sénégalais Boubacar Boris Diop a déclaré dans une récente interview : « Je me souviens que les Rwandais que nous étions venus rencontrer nous demandaient : « n’écrivez pas des romans, écrivez nos témoignages. »

Voici deux conceptions du travail de l’écrivain. Selon vous, sont-elles aussi contradictoires qu’elles le paraissent ?


 

« Le lecteur lit pour s’instruire ou pour se divertir », écrit Eugène Ionesco dans Notes et Contre-notes.                                                                                                                                                       En vous appuyant sur votre expérience de lecteur, vous direz si vous partagez cette opinion.

 


Le théâtre lu ou le théâtre vu sous la forme d’un spectacle : laquelle de ces deux pratiques du genre dramatique vous semble plus intéressante, plus enrichissante ? Vous répondrez à cette question sous la forme d’un exposé argumenté en vous fondant sur votre expérience personnelle.


 

Le magazine Lire rapportait, en septembre 1979, les propos de Henri Troyat à qui un journaliste faisait remarquer : « Depuis vos débuts en littérature, vous n’avez participé à aucun des grands débats idéologiques ou politiques qui ont pu agiter nombre d’écrivains et d’intellectuels. » Le romancier répondait : « C’est exact. Je ne m’occupe pas de politique. Je ne m’en désintéresse pas, c’est impossible dans le monde contemporain, mais je ne suis pas un animal politique…Je sui un écrivain, je suis un rêveur, et plus je m’engagerai, plus je m’éloignerai de ma vraie nature. » 

Approuvez-vous une telle attitude chez un écrivain ?

Vous justifierez votre réponse par des exemples précis empruntés à vos lectures.

 

 

 

Par Edgard - Publié dans : Pédagogie
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 13:11

Sujet :

«La vocation essentielle de l’écrivain réside dans une croisade impitoyable contre l’hypocrisie, la dissimulation et le mensonge. » André Brink, Le Monde, 26 octobre 1984.

Vous examinerez et discuterez cette opinion de l’écrivain sud-africain André Brink  en vous référant à des exemples littéraires bien précis.

 

C’est un sujet contenant une citation d’auteur (ayant donc le statut d’argument d’autorité).

 

Face à un sujet, l’apprenant passera par trois phases :

Lire le sujet - comprendre le sujet - traiter le sujet

 

 

Analyse sommaire

 

Ici, on a l’aspect : création (écriture).

 

Pour mieux comprendre le sujet, on peut le décomposer selon la ponctuation et/ou le sens

La vocation essentielle de l’écrivain → le travail de l’écrivain est en grande partie…

réside dans une croisade impitoyable → une lutte acharnée

contre l’hypocrisie, la dissimulation et le mensonge → contre le faux

 

afin d’en faire faire mieux ressortir les différents aspects en se posant les questions suivantes :

Quel est le thème ? la création littéraire

Quelle est la thèse ? la création littéraire doit être engagée pour le vrai, le bien, le beau

Quelle est la consigne ? Vous examinerez et discuterez cette opinion de l’écrivain sud-africain André Brink  en vous référant à des exemples littéraires bien précis.

A quelle question répond la thèse ? quelle est la vocation de l’écrivain ?

Quel est le contexte ? sud-africain en 1984, l’Apartheid règne alors en Afrique du sud

Quelle est l’antithèse ?l’écrivain peut être engagé pour le faux, l’illusion

 

L’essai littéraire se décompose en trois parties :

 

Introduction

Amorce du sujet : la création littéraire

Présentation du sujet : quelle est la vocation de l’écrivain ?

La création littéraire doit être engagée pour le vrai, le bien, le beau

Annonce du plan :

I.                   La création littéraire doit être engagée pour le vrai, le bien, le beau

II.                L’écrivain peut être engagé pour le faux, l’illusion

 

Développement

Deux parties séparées par une transition.

La transition a une structure double : bilan sommaire de la première partie (en une phrase) et annonce de la seconde partie (sous forme déclarative ou interrogative)

 

Conclusion

La conclusion a une structure double : bilan des analyses et ouverture.

 

 

 

Par Edgard - Publié dans : Pédagogie
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