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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 13:56

Révérends Pères et Chers compatriotes ,

La tâche qui vous est confiée est très délicate à remplir et demande du tact. Prêtres, vous allez certes pour l’évangélisation, mais cette évangélisation doit s’inspirer avant tout des intérêts de la Belgique.

Le but principal de votre mission au Congo n’est donc point d’apprendre aux Nègres à connaître Dieu, car ils le connaissent déjà. Ils parlent et se soumettent à UN MUNDI, UN MUNGU, UN DIAKOMBA et que sais-je encore ; ils savent que tuer, voler, coucher avec la femme d’autrui, calomnier et injurier est mauvais. Ayons donc le courage de l’avouer. Vous n’irez donc pas leur apprendre ce qu’ils savent déjà.

Votre rôle essentiel est de faciliter leur tâche aux Administratifs et aux Industriels. C’est dire donc que vous interpréterez l’Evangile d’une façon qui serve à mieux protéger nos intérêts dans cette partie du monde. Pour ce faire, vous veillerez entre autre à désintéresser nos sauvages des richesses dont regorgent leurs sol et sous-sol, pour éviter qu’ils s’y intéressent, qu’ils ne nous fassent pas une concurrence meurtrière et rêvent un jour de nous déloger.

Votre connaissance de l’Evangile vous permettra de trouver facilement des textes recommandant aux fidèles d’aimer la pauvreté, tel par exemple « HEUREUX LES PAUVRES CAR LE ROYAUME DES CIEUX EST A EUX. IL EST DIFFICILE AU RICHE D’ENTRER AU CIEL ». Vous ferez tout pour que les Nègres aient peur de s’enrichir pour mériter le ciel. (…) Vous devez les détacher et les faire mépriser tout ce qui leur procurerait le courage de nous affronter. Je fais allusion ici principalement à leurs fétiches de guerre. Qu’ils ne prétendent point ne pas les abandonner et vous, vous mettrez tout en œuvre pour les faire disparaître.

Votre action doit se porter essentiellement sur les jeunes afin qu’ils ne se révoltent pas. Si le commandement du Père est conducteur de celui des Parents, l’enfant devra apprendre à obéir à ce que lui recommande le Missionnaire qui est le père de son âme. Insistez particulièrement sur la soumission et l’obéissance. Evitez de développer l’esprit critique dans vos écoles. Apprenez aux élèves à croire et non à raisonner.

Ce sont-là, Chers Compatriotes, quelques-uns des principes que vous appliquerez. Vous en trouverez beaucoup d’autres dans les livres qui vous seront remis à la fin de cette séance. Evangélisez les Nègres à la mode des Africains, qu’ils restent toujours soumis aux colonialistes blancs. Qu’ils ne se révoltent jamais contre les injustices que ceux-ci leur feront subir. Faites leurs méditer chaque jour « HEUREUX CEUX QUI PLEURENT CAR LE ROYAUME DES CIEUX EST A EUX ». Convertissez toujours des Noirs au moyen de la chicotte.

Gardez leurs femmes à la soumission pendant neuf mois afin qu’elles travaillent gratuitement pour vous. Exigez ensuite qu’ils vous offrent en signe de reconnaissance des chèvres, poules, œufs, chaque fois que vous visitez leurs villages. Faites tout pour éviter à jamais que les Noirs ne deviennent riches.

Chantez chaque jour qu’ils est impossible au riche d’entrer au ciel. Faites leurs payer une taxe chaque semaine à la messe du dimanche. Utilisez ensuite cet argent prétendument destinés aux pauvres et transférez ainsi vos missions à des centres commerciaux florissants. Instituez pour eux un système de confession qui fera de vous de bons détectives pour démentir, auprès des Autorités investies du pouvoir de décision, tout Noir qui a une prise de conscience.

Extrait du journal camerounais L’Afric-Nature, N°005, octobre 1994 et du “Réformateur Chrétien N°004, page 11

I- Questions (10 points)

  1. Par quels indices le locuteur implique-t-il son destinataire dans l’argumentation ? (2 points)
  2. Reformulez la thèse développée par le locuteur dans ce passage.(2 points)
  3. Quel est le rôle des références bibliques aux paragraphes 4 et 7 ? (2 points)
  4. Quels moyens le locuteur utilise-t-il pour convaincre et persuader son destinataire ?

II- Travail d’écriture (10 points)

Dans un développement argumenté et organisé, discutez l’idée selon laquelle la religion est un prolongement du processus de colonisation.

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 13:24

 

La raison du plus fort est toujours la meilleure:
Nous l'allons montrer tout à l'heure.
Un Agneau se désaltérait
Dans le courant d'une onde pure.
Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
- Sire, répond l'Agneau, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu'elle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d'Elle,
Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
- Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis l'an passé.
- Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ?
Reprit l'Agneau, je tette encor ma mère.
- Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.
- Je n'en ai point. - C'est donc quelqu'un des tiens:
Car vous ne m'épargnez guère,
Vous, vos bergers, et vos chiens.
On me l'a dit : il faut que je me venge.
Là-dessus, au fond des forêts
Le Loup l'emporte, et puis le mange,
Sans autre forme de procès.

La célèbre fable Le Loup et l'Agneau de Jean de La Fontaine peut être lue comme un texte argumentatif en abyme, car il y a de l’argumentation dans l’argumentation.

On y reconnaît en effet la thèse de La Fontaine « la raison du plus fort est toujours la meilleure », exprimée à travers une phrase déclarative affirmative au caractère absolu.

Cette thèse est suivie d’une phrase de transition : « nous l'allons montrer tout à l'heure » annonçant déjà l’enjeu argumentatif ou la visée argumentative du récit qui va suivre…

On comprend ainsi que le récit ici est un exemple qui joue le rôle d’un argument : supprimez l’exemple et il ne vous restera plus qu’une simple thèse, autrement dit une simple affirmation sans preuve…

Mais le plus intéressant est qu’à l’intérieur du récit, le dialogue entre le Loup et l’Agneau nous offre une véritable parodie d’argumentation. C’est pourquoi nous parlions tout à l’heure d’argumentation dans l’argumentation.

Quelle est la thèse du Loup ? Punir de mort l’Agneau (Tu seras châtié de ta témérité)

Quel est son argument ? Un crime de lèse-majesté (l’Agneau trouble son breuvage)

Le lien entre la faute et la sanction étant largement disproportionné (et illogique), on comprend déjà qu’il ne s’agit que d’un prétexte et qu’en réalité, la véritable raison est son propre état physiologique (le Loup est à jeun, la faim en ces lieux l’attirait).

A cette (fausse) accusation, l’Agneau répond par une démonstration scientifique, qui joue le rôle de contre argument: qu'elle considère / Que je me vas désaltérant / Dans le courant, / Plus de vingt pas au-dessous d'Elle, / Et que par conséquent, en aucune façon, / Je ne puis troubler sa boisson.

A cette réponse logique, le Loup répond…Bêtement, persistant dans sa mauvaise foi :

Tu la troubles. Mais conscient d’avoir été vaincu déjà par la logique de l’argument de l’Agneau, il ajoute au premier un second argument : Et je sais que de moi tu médis l'an passé.

Là, encore, réponse logique (et ironique ?) de l’Agneau : Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ? Argument logique illustré par un exemple : je tette encor ma mère

Si ce n'est toi, c'est donc ton frère : argument illogique, dans le fond et dans la forme (donc) auquel l’Agneau répond simplement et laconiquement : Je n'en ai point. Il a compris déjà que son sort est scellé et que rien (encore moins la logique) ne lui permettra de sauver sa peau…

Une fois de plus, le Loup répond de façon illogique : C'est donc quelqu'un des tiens / Car vous ne m'épargnez guère, / Vous, vos bergers, et vos chiens. A cet argument illogique, il en ajoute un autre, argument d’autorité : On me l'a dit : il faut que je me venge. Mais ici encore on sent bien que dans ce on le Loup lui-même est inclus (je me le suis dit : il faut que je me venge).

Quel beau texte qui, mêle à la fois argumentation logique, didactique (de l’auteur, de l’Agneau) et parodie de l’argumentation (du Loup).

Un texte que l’on peut exploiter en 6ème et 5ème pour son schéma narratif, en 4ème pour l’initiation à l’argumentation, à partir de la 2nde pour évoquer la parodie de l’argumentation…

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 13:03

Travaillez, prenez de la peine :
C'est le fonds qui manque le moins.
Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage
Que nous ont laissé nos parents.
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l'endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'Oût.
Creusez, fouiller, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse.
Le père mort, les fils vous retournent le champ
Deçà, delà, partout ; si bien qu'au bout de l'an
Il en rapporta davantage.
D'argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.

 

Repérer les caractéristiques principales du texte argumentatif :

Thèse : Travaillez, prenez de la peine / le travail est un trésor.

Repérer d’abord le thème (le travail) puis l’opinion à propos de ce thème : le travail est un trésor.

Argument : C'est le fonds qui manque le moins.
Exemple : Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
[…]

D'argent, point de caché.

Tonalité : didactique (schéma argumentatif simple, clair, net et précis : Thèse-Argument-Exemple)

Type de raisonnement : déductif de la thèse à l’exemple

Objectif : convaincre : tonalité et type de raisonnement visent la raison chez le lecteur.

Mais dans le texte, l’objectif du riche laboureur est de persuader ses enfants.

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 12:44

 Soit la thèse : « la vitesse est utile » 

·      1-écrivez les phrases suivantes sans faute

·      2- séparez les arguments des exemples ; séparez les arguments qui illustrent la thèse de ceux qui constituent une réfutation ; reliez chaque argument à l’exemple qui l’illustre.

   

1.   Les accidents de moto, de voiture ou d’avion mutilent et tuent plus cruellement que certaines maladies.

2.   La vitesse procure des joies fortes.

3.   La rapidité des moyens de communication nous permet de découvrir des civilisations lointaines.

4.   La vitesse nuit à l’équilibre nerveux.

5.   Des transfusions, des transplantations d’organes ont pu être réussies parce que la rapidité des moyens de communications a permis une intervention urgente.

6.   La flânerie, la marche à pied favorisent l’imagination et sont bénéfiques à la sensibilité.

7.   La vitesse tue.

8.   La vitesse peut sauver des vies.

9.   Le conducteur d’une moto a le sentiment d’être maitre de l’espace.

10. La vitesse permet à l’homme d’accroitre l’étendue de ses connaissances.

11. Le stress vient du rythme trop rapide de la vie moderne.

12. La vitesse entraîne une vue superficielle du monde.

13. La vitesse empêche la rêverie et l’épanouissement de la sensibilité.

14. Le touriste pressé parcourt une région sans être attentif aux petits détails, aux réalités quotidiennes des pays qu’il traverse.

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 12:42

Ce texte de Ronsard peut être lu comme un texte argumentatif.

On y reconnaît en effet l’hypothèse dans la première strophe.

La vérification de l’hypothèse dans la seconde strophe.

La thèse dans la conclusion dans la troisième strophe.

 

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.

 

Dans la première strophe, le poète apostrophe la destinataire (Mignonne) et établit un rapport analogique entre la rose et la destinataire à travers une métaphore filée (Sa robe de pourpre au Soleil, Les plis de sa robe pourprée) et une comparaison (son teint au vostre pareil).

Ainsi, la rose joue le rôle d’exemple dans la démonstration quasi scientifique de Ronsard et la destinataire (ainsi que le lecteur) peut comprendre déjà que tout ce qui sera valable pour la rose le sera pour la destinataire du poème…

Pour mieux comprendre le poème, il faut imaginer que le matin, une promenade guidée de l’amant- poète dans un jardin lui avait déjà permis de faire observer à la destinataire la beauté de la rose, tout en continuant à faire la cour à cette destinataire rebelle à son amour…
 

Dans la seconde strophe, le constat est visible pour tous, la destinataire comme le locuteur Ronsard (voyez).Ce constat est malheureux pour la belle rose : en une journée (du matin jusques au soir), sa beauté a disparu et elle a fané (ses beautez laissé cheoir).Ses nombreuse exclamations (Las !), l’apostrophe de la nature (Ô vrayment marastre Nature) ont pour but de provoquer l’émotion chez la destinataire, sa sympathie à l’égard de la rose avec qui elle a un lien établi par le poète.
           

Ainsi, la thèse dans la conclusion (Cueillez, cueillez vostre jeunesse) est plus facile à imposer à la destinataire grâce à un connecteur logique de conséquence (Donc), grâce à un argument (la vieillesse / Fera ternir vostre beauté) s’appuyant sur l’exemple repris à travers la comparaison  « Comme à ceste fleur… ». Un maître de la rhétorique parvient ainsi à persuader Mignonne de profiter de l’instant présent…

 

 

Plan possible de commentaire, plan linéaire ou descriptif :
I- La beauté de la rose et de la femme (strophe 1)
II- La mort de la rose selon la loi de la nature. (strophe 2)
III- Invitation à profiter de la vie adressée à la femme aimée. (strophe 3)

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 12:41

La raison du plus fort est toujours la meilleure :
            Nous l'allons montrer tout à l'heure (1).
            Un Agneau se désaltérait
            Dans le courant d'une onde pure.
Un Loup survient à jeun, qui cherchait aventure,
       Et que la faim en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi (2) de troubler mon breuvage ?
            Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
Sire, répond l'Agneau, que Votre Majesté
            Ne se mette pas en colère ;
            Mais plutôt qu'elle considère
            Que je me vas (3) désaltérant
                         Dans le courant,
            Plus de vingt pas au-dessous d'Elle ;
Et que par conséquent, en aucune façon,
            Je ne puis troubler sa boisson.
Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis l'an passé.
Comment l'aurais-je fait si (4) je n'étais pas né ?
       Reprit l'Agneau ; je tette encor ma mère
            Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.
       Je n'en ai point. C'est donc quelqu'un des tiens :
            Car vous ne m'épargnez guère,
            Vous, vos Bergers et vos Chiens.
On me l'a dit : il faut que je me venge."
           Là-dessus, au fond des forêts
            Le loup l'emporte et puis le mange,
            Sans autre forme de procès.

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 12:28

Le Président de la Fifa, Joseph Blatter, a défendu  hier lundi son idée de limiter à cinq le nombre de joueurs étrangers pouvant être alignés par une même équipe devant plusieurs parlementaires européens hostiles à cette proposition, selon eux « contraire aux règles de l’UE ».

Lors d’une entrevue à Bruxelles avec plusieurs députés, M.Blatter a « appelé à l’aide » les autorités européennes « pour favoriser la protection des mineurs, lutter contre les trafics, renforcer l’identification des clubs et l’équilibre des compétitions, via ce 6+5 ».

Même s’il se heurte depuis plusieurs mois au veto de la Commission européenne, le patron de la Fifa souhaite poursuivre les négociations sur l’introduction d’une règle qui obligerait les équipes à aligner au minimum six joueurs locaux –provenant du pays où a lieu le championnat- et au maximum cinq joueurs étrangers.

« Dans notre monde, rien n’est définitif, même les lois. Je n’abandonnerai pas car j’ai un mandat du congrès de la Fifa en faveur de cette initiative et je suis soutenu par le Comité international olympique et par de nombreuses fédérations de sports collectifs », a-t-il indiqué.

« La Fifa ne prendra pas une décision qui l’emmènerait devant les tribunaux européens et qui nous exploserait ensuite à la figure. Nous ne ferons rien de contraire à la loi. Mais certaines lois peuvent être interprétées différemment », a encore ajouté M.Blatter.

Plusieurs parlementaires ont cependant rappelé au dirigeant suisse que sa proposition de 6+5 est totalement contraire à la liberté de circulation des travailleurs.

« Chaque européen doit pouvoir travailler librement où il veut. C’est un des piliers du traité européen », a déclaré le Belge Ivo Belet, auteur d’un rapport sur l’avenir du football.

Les parlementaires européens sont plutôt favorables à un projet mis à l’étude à l’UEFA qui vise à contraindre les clubs à mettre sous contrat un minimum de joueurs locaux au sein d’un effectif, sans pour autant restreindre le nombre de joueurs étrangers.

« Ce projet et celui du 6+5 ne sont pas incompatibles » a répondu M. Blatter, qui s’est dit « favorable » à l’interdiction des transferts internationaux de joueurs avant l’âge de 18 ans.

Le président de la Fifa va « reprendre le dialogue avec le Commissaire européen au sport, Jan Figel » pour défendre son projet. Ce dernier avait déclaré il y a deux semaines que les pressions de M.Blatter « sur le Parlement et les Etats membres ne changeraient rien » à l’incompatibilité du 6+5 avec le droit européen.

Le Suisse reconnait que sa proposition n’aboutira pas « du jour au lendemain ».

« Ce n’est pas pour demain, ni pour après-demain. La mise en place débutera dans trois ans. On devrait d’abord commencer par une phase 4+7 en 2010 », a-t-il projeté, en espérant « la compréhension des autorités européennes qui ne peuvent imposer leurs règles à un sport universel ».

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 12:27

Je suis heureux de participer avec vous aujourd'hui à ce rassemblement qui restera dans l'histoire comme la plus grande manifestation que notre pays ait connu en faveur de la liberté.

Il y a un siècle de cela, un grand américain qui nous couvre aujourd'hui de son ombre symbolique signait notre acte d'émancipation. Cette proclamation historique faisait, comme un grand phare, briller la lumière de l'espérance aux yeux de millions d'esclaves noirs marqués au feu d'une brûlante injustice. Ce fut comme l'aube joyeuse qui mettrait fin à la longue nuit de leur captivité.

Mais cent ans ont passé et le Noir n'est pas encore libre. Cent ans ont passé et l'existence du Noir est toujours tristement entravée par les liens de la ségrégation, les chaînes de la discrimination; cent ans ont passé et le Noir vit encore sur l'île solitaire de la pauvreté, dans un vaste océan de prospérité matérielle; cent ans ont passé et le Noir languit toujours dans les marches de la société américaine et se trouve en exil dans son propre pays.

C'est pourquoi nous sommes accourus aujourd'hui en ce lieu pour rendre manifeste cette honteuse situation. En ce sens, nous sommes montés à la capitale de notre pays pour toucher un chèque. En traçant les mots magnifiques qui forment notre constitution et notre déclaration d'indépendance, les architectes de notre république signaient une promesse dont héritaient chaque Américain. Aux termes de cet engagement, tous les hommes, les Noirs, oui, aussi bien que les Blancs, se verraient garantir leurs droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur.

Il est aujourd'hui évident que l'Amérique a failli à sa promesse en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu d'honorer son obligation sacrée, l'Amérique a délivré au peuple noir un chèque sans valeur; un chèque qui est revenu avec la mention "Provisions insuffisantes". Nous ne pouvons croire qu'il n'y ait pas de quoi honorer ce chèque dans les vastes coffres de la chance en notre pays. Aussi sommes nous venus encaisser ce chèque, un chèque qui nous fournira sur simple présentation les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

Nous sommes également venus en ce lieu sanctifié pour rappeler à l'Amérique les exigeantes urgences de l'heure présente. Il n'est plus temps de se laisser aller au luxe d'attendre ni de pendre les tranquillisants des demi-mesures. Le moment est maintenant venu de réaliser les promesses de la démocratie; le moment est venu d'émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale; le moment est venu de tirer notre nation des sables mouvants de l'injustice raciale pour la hisser sur le roc solide de la fraternité; le moment est venu de réaliser la justice pour tous les enfants du Bon Dieu. Il serait fatal à notre nation d'ignorer qu'il y a péril en la demeure. Cet étouffant été du légitime mécontentement des Noirs ne se terminera pas sans qu'advienne un automne vivifiant de liberté et d'égalité.

1963 n'est pas une fin mais un commencement. Ceux qui espèrent que le Noir avait seulement besoin de laisser fuser la vapeur et se montrera désormais satisfait se préparent à un rude réveil si le pays retourne à ses affaires comme devant.

Il n'y aura plus ni repos ni tranquillité en Amérique tant que le Noir n'aura pas obtenu ses droits de citoyen.

Les tourbillons de la révolte continueront d'ébranler les fondations de notre nation jusqu'au jour où naîtra l'aube brillante de la justice.

Mais il est une chose que je dois dire à mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui mène au palais de la justice : en nous assurant notre juste place, ne nous rendons pas coupables d'agissements répréhensibles.

Ne cherchons pas à étancher notre soif de liberté en buvant à la coupe de l'amertume et de la haine. Livrons toujours notre bataille sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Il ne faut pas que notre revendication créatrice dégénère en violence physique. Encore et encore, il faut nous dresser sur les hauteurs majestueuses où nous opposerons les forces de l'âme à la force matérielle.

Le merveilleux militantisme qui s'est nouvellement emparé de la communauté noire ne doit pas nous conduire à nous méfier de tous les Blancs. Comme l'atteste leur présence aujourd'hui en ce lieu, nombre de nos frères de race blanche ont compris que leur destinée est liée à notre destinée. Ils ont compris que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté. L'assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts de l'injustice doit être mené par une armée biraciale. Nous ne pouvons marcher tout seuls au combat.      Et au cours de notre progression, il faut nous engager à continuer d'aller de l'avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière. Il en est qui demandent aux tenants des droits civiques : "Quand serez vous enfin satisfaits ?"
Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que le Noir sera victime des indicibles horreurs de la brutalité policière.

Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nos corps recrus de la fatigue du voyage ne trouveront pas un abris dans les motels des grand routes ou les hôtels des villes.
Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que la liberté de mouvement du Noir ne lui permettra guère que d'aller d'un petit ghetto à un ghetto plus grand.

Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nos enfants seront dépouillés de leur identité et privés de leur dignité par des pancartes qui indiquent : "Seuls les Blancs sont admis." Nous ne pourrons être satisfaits tant qu'un Noir du Mississippi ne pourra pas voter et qu'un Noir de New York croira qu'il n'a aucune raison de voter.
Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits tant que le droit ne jaillira pas comme les eaux et la justice comme un torrent intarissable.

Je n'ignore pas que certains d'entre vous ont été conduits ici par un excès d'épreuves et de tribulations. D'aucuns sortent à peine de l'étroite cellule d'une prison. D'autres viennent de régions où leur quête de liberté leur a valu d'être battus par les tempêtes de la persécution, secoués par les vents de la brutalité policière. Vous êtes les pionniers de la souffrance créatrice. Poursuivez votre tache, convaincus que cette souffrance imméritée vous sera rédemption.

Retournez au Mississippi; retournez en Alabama; retournez en Caroline du Sud; retournez en Géorgie; retournez en Louisiane, retournez à vos taudis et à vos ghettos dans les villes du Nord, en sachant que, d'une façon ou d'une autre cette situation peut changer et changera.  Ne nous vautrons pas dans les vallées du désespoir.

Je vous le dis ici et maintenant, mes amis : même si nous devons affronter des difficultés aujourd'hui et demain, je fais pourtant un rêve. C'est un rêve profondément ancré dans le rêve américain.
Je rêve qu'un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : "Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux."

Je rêve qu'un jour, sur les rouges collines de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je rêve qu'un jour, l'État du Mississippi lui-même, tout brûlant des feux de l'injustice, tout brûlant des feux de l'oppression, se transformera en oasis de liberté et de justice.
Je rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère.
Je fais un rêve aujourd'hui !

Je rêve qu'un jour, même en Alabama où le racisme est vicieux, où le gouverneur a la bouche pleine des mots "interposition" et "nullification", un jour, justement en Alabama, les petits garçons et petites filles noirs, les petits garçons et petites filles blancs, pourront tous se prendre par la main comme frères et sœurs. Je fais aujourd'hui un rêve !

Je rêve qu'un jour, tout vallon sera relevé, toute montagne et toute colline seront rabaissés, tout éperon deviendra une pleine, tout mamelon une trouée, et la gloire du Seigneur sera révélée à tous les êtres faits de chair tout à la fois.

Telle est mon espérance. Telle est la foi que je remporterai dans le Sud.

Avec une telle foi nous serons capables de distinguer, dans les montagnes de désespoir, un caillou d'espérance.
Avec une telle foi nous serons capables de transformer la cacophonie de notre nation discordante en une merveilleuse symphonie de fraternité.
Avec une telle foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d'aller en prison ensemble, de nous dresser ensemble pour la liberté, en sachant que nous serons libres un jour.
Ce sera le jour où les enfants du Bon Dieu pourront chanter ensemble cet hymne auquel ils donneront une signification nouvelle : "Mon pays c'est toi, douce terre de liberté, c'est toi que je chante, pays où reposent nos pères, orgueil du pèlerin, au flanc de chaque montagne que sonne la cloche de la liberté"!

Et si l'Amérique doit être une grande nation, il faut qu'il en soit ainsi.

Aussi faites sonner la cloche de la liberté sur les prodigieux sommets du New Hampshire.

Faites la sonner sur les puissantes montagnes de l'État de New York.
Faites la sonner sur les hauteurs des Alleghanys en Pennsylvanie.
Faites la sonner sur les neiges des Rocheuses, au Colorado.
Faites la sonner sur les collines ondulantes de la Californie.
Mais cela ne suffit pas.

Faites la sonner sur la Stone Mountain de Géorgie.
Faites la sonner sur la Lookout Mountain du Tennessee.
Faites la sonner sur chaque colline et chaque butte du Mississippi, faites la sonner au flanc de chaque montagne.

Quand nous ferons en sorte que la cloche de la liberté puisse sonner, quand nous la laisserons carillonner dans chaque village et chaque hameau, dans chaque État et dans chaque cité, nous pourrons hâter la venue du jour où tous les enfants du Bon Dieu, les Noirs et les Blancs, les juifs et les gentils, les catholiques et les protestants, pourront se tenir par la main et chanter les paroles du vieux "spiritual" noir : "Libres enfin. Libres enfin. Merci Dieu tout-puissant, nous voilà libres enfin !"

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 12:26

Multiples sont les motifs que nous avons de protéger la nature.

Et d’abord, en défendant la nature, l’homme défend l’homme : il satisfait l’instinct de conservation de l’espèce. Les innombrables agressions dont il se rend coupable envers le milieu naturel (envers « l’environnement », comme on prend coutume de le dire) ne sont pas sans avoir des conséquences funestes pour sa santé et pour l’intégrité de son patrimoine héréditaire. Rappellerons-nous que, du fait de la pollution radioactive causée par les explosions des bombes nucléaires, tous les habitants de la planète, surtout les plus jeunes, portent dans leur squelette des atomes de métal radioactif ?
Que, du fait de l’emploi abusif des insecticides, le lait de toutes les mères contient une certaine dose du pernicieux DDT ?
Protéger la nature, c’est donc en premier lieu accomplir une tache d’hygiène planétaire.

Il y a, en outre, le point de vue des biologistes qui, soucieux de la nature pour elle-même, n’admettent pas que tant d’espèces vivantes (irremplaçables objets d’étude) s’effacent de la faune et de la flore terrestres, et qu’ainsi, peu à peu, s’appauvrisse, par la faute de l’homme, le somptueux et fascinant musée que la planète offrait à nos curiosités.

Enfin, il y a ceux-là –et ce sont les artistes, les poètes, et donc un peu tout le monde- qui, simples amoureux de la nature, entendent la conserver parce qu’ils y voient un décor vivant et vivifiant, un lien maintenu avec la plénitude originelle, un refuge de paix et de vérité, parce que dans un monde envahi par la pierraille et la ferraille, ils prennent le parti de l’arbre contre le béton, et ne se résignent pas à voir le printemps devenir silencieux.

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 12:21

Travaillez, prenez de la peine :
C'est le fonds qui manque le moins.

Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage
Que nous ont laissé nos parents.
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l'endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'Oût.
Creusez, fouiller, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse.
Le père mort, les fils vous retournent le champ
Deçà, delà, partout ; si bien qu'au bout de l'an
Il en rapporta davantage.
D'argent, point de caché.
Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.

Thèse de La Fontaine: Travaillez, prenez de la peine / le travail est un trésor

Argument : C'est le fonds qui manque le moins.
Exemple : récit ( un riche laboureur…)

Thèse du laboureur : Gardez-vous … de vendre l'héritage / Que nous ont laissé nos parents.

Arguments du laboureur : Un trésor est caché dedans. / Je ne sais pas l'endroit ; mais un peu de courage / Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.

Exemples du laboureur : Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'Oût. / Creusez, fouiller, bêchez ; ne laissez nulle place / Où la main ne passe et repasse.

But du laboureur : persuader ses enfants en faisant appel à leur cupidité.

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