Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 14:20

Toute langue, à l’image de tout organisme vivant, nait, croit et peut mourir.

La France fut colonisée par l’empire romain. La langue du colonisateur fut imposée aux colonisés et le français est né du bas latin parlé par les commerçants et autres administrateurs

vivant en Gaule.

Mais dans plusieurs régions de France existaient différentes cultures et langues régionales : breton, alsacien, gascon, lyonnais, francien, etc…


En 1515, pour d’évidentes raisons politiques, le roi François 1er  impose son dialecte, le francien (parlé en Ile-de-France) au reste de son royaume.


Au XVI ème siècle, le Discours de la méthode de Descartes est le premier texte savant écrit non pas en latin mais en français.

Au XVIème siècle, un mouvement littéraire dénommé « La Pléiade » animé par 7 auteurs et principalement dirigé par Ronsard et Du Bellay se donne pour mission de « défendre et illustrer la langue française » à travers la création littéraire, l’invention de nouveaux mots.


Au XVII ème siècle, la France est toujours très diversifiée sur le plan linguistique, comme Molière a pu s’en rendre compte en apprenant dans la France profonde son métier de comédien de théâtre, d’acteur et d’écrivain et comme ses œuvres en témoignent lorsqu’il fait parler valets et soubrettes. Dans ses nombreuses pièces, les notes de bas de page souvent expliquent le sens d’un mot à l’époque : « étonné » de tonnerre, « cruel », etc…


Au XVIIIème siècle, le français tend à se stabiliser, comme on peut le voir à travers les textes de Montesquieu, Diderot, Voltaire, Rousseau…

Mais du XVIème au début du XIXème siècle, le français n’est toujours pas couramment parlé en France et les langues régionales et locales demeurent bien implantées.

Il faudra attendre l’institution scolaire au XIXème siècle pour que le français soit (enfin) imposé dans tous les recoins de la France, notamment avec l’imposition du « symbole » (ou « signe »), un signe infamant attribué à l’élève surpris en train de parler sa langue maternelle en classe ou à l’école.


Au XXème siècle, alors que le français occupe toute la France, en 1968, en marge du mouvement de mai 68, une revendication linguistique se fait de plus en plus forte : sauver les langues régionales et locales menacées de disparition devant le français central.

Mais au début c’est le combat de David contre Goliath.

A titre d’exemple, le manuscrit des Soleils des indépendances d’Amadou Kourouma, envoyé à des éditeurs parisiens, sera refusé car jugé « mal écrit » ou « écrit en mauvais français ».

Il sera publié au Québec en 1968 et réédité en 1970 aux éditions du Seuil à Paris après son succès littéraire. 

En 1998, le succès de la chanson français « Dans la vallée » qui puise dans la culture bretonne illustre l’émergence d’une nouvelle conscience linguistique : les citoyens du monde ont pris conscience que la préservation des langues et cultures régionales et locales est une nécessité.

Repost 0
Published by Edgard - dans Pédagogie Culture
commenter cet article
5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 16:58

Vendredi 29 mai 2009 à 20h30 au centre Culturel Français Saint-Exupéry de Libreville, les amoureux des Lettres et de la culture se sont retrouvés pour découvrir une pièce de théâtre intitulée « Exils 4 », de la Compagnie La Part du Pauvre.

 

4 actrices donnent vie et corps à une pièce qui traite de la quête identitaire et que l’on pourrait sommairement résumer ainsi : qui suis-je, aujourd’hui,  moi qui suis ici (en France), née d’un père malien et d’une mère française ? Moi qui serais toujours d’ailleurs, que je sois à Bamako ou à Paris ?

 

Une problématique universelle, qui a été celle de Barack Obama et à laquelle les citoyens américains, le 4 novembre 2008, ont donné la réponse que l’on sait tous…

 

Un sujet délicat, traité de façon scientifique (Marie-Rose Moro, l’ethno-psychanalyste intervient dans la vidéo), mais aussi avec humour et poésie. Toujours dans le mouvement : monologue sur une chaise-prison avec une valise en face, danses syncopées, entre moonwalking et hip-hop. 

 

La pièce est en tournée dans les CCF d’Afrique centrale : Brazzaville, Kinshasa, Douala, Malabo. Allez vite acquérir le billet pour assister au spectacle, il en vaut la peine !

 

Exils 4. A voir absolumineusement !

 

Les textes sont du burkinabé Aristide Tarnagda, la chorégraphie hip-hop de la française Sabine Samba, la conception et la mise en scène de la française Eva Doumbia.

Laurent marro est à la vidéo, Lionel Elian à la musique.

Repost 0
Published by Edgard - dans Culture
commenter cet article
24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 11:33
Pour une deuxième fois, je reçois un prix (le 3ème) de la part de BICIG pour un essai.
Extraits:

Pour que l’héritage culturel soit étroitement associé à la modernité, comme le suggère la conjonction de coordination « et », au plan politique il nous faut d’abord réaffirmer, par les Actes, notre volonté de respecter notre Constitution. Ne plus se contenter de proclamer « solennellement son attachement à ses valeurs sociales profondes et traditionnelles, à son patrimoine culturel, matériel et spirituel » (Préambule, alinéa 3 de la Constitution gabonaise), mais agir pour recueillir, préserver et diffuser ce patrimoine. Les plans d’actions existent depuis fort longtemps, comme nous l’avons vu. Il suffit maintenant de joindre l’acte à la parole. De plus, quand le peuple gabonais affirme, dans l’article 2, 8ème alinéa de la Constitution, sa volonté d’œuvrer « pour la protection et la promotion des langues nationales », il est plus que temps de passer à l’action et ce d’autant plus que l’on constate que même chez l’ancien colonisateur, les langues locales (breton, alsacien, gascon…) sont enseignées en option à l’école, au collège, au lycée et à l’Université.

Par ailleurs, le Politique (notamment à travers les textes législatifs) devrait s’arrimer à la Culture en  abolissant l’interdiction de la dot, en intégrant les Chefs traditionnels (chefs de village, chefs de canton) dans la vie politique quotidienne.

 

Au plan économique, nous sommes conscient qu’une vaste entreprise de collecte, de préservation et de diffusion du patrimoine culturel sera considérée comme un investissement peu rentable (car à long terme) dont l’opportunité en temps de crise financière internationale sera peu perceptible. Pourtant, dans l’optique de préparer l’après-pétrole, investir massivement dans la culture serait judicieux, d’autant plus que la culture complète le tourisme et permettrait donc de développer un segment particulier du tourisme : le tourisme culturel. Des pays comme le Maroc, le Kenya, le Sénégal ou l’Egypte tirent des revenus substantiels du tourisme pour avoir su allier héritage culturel et modernité en préservant des sites, des objets culturels et en développant des infrastructures d’accueil (hôtels, motels, résidences, etc) de tous types et pour toutes les bourses.

En outre, nous devrions investir dans des structures d’accueil et de promotion d’événements culturels du type du Centre Culturel Français. Songeons un seul instant que pour rencontrer son public dans un environnement adéquat, un artiste gabonais (peintre, chanteur, sculpteur, danseur…) est contraint, près de cinquante ans après l’indépendance, de se produire dans un espace créé pour promouvoir  d’abord et avant tout la culture française !

Enfin,  l’Etat devrait avoir pour souci de récupérer son patrimoine culturel disséminé à l’étranger, dans des musées ou chez des particuliers. Ainsi, lorsqu’il y a des ventes aux enchères, des agents culturels de l’Etat gabonais (Conseillers culturels d’ambassade par exemple) devraient avoir les moyens de récupérer ce patrimoine culturel. Et si les financiers posaient des objections d’ordre budgétaire, on pourrait leur suggérer de puiser dans ce fameux Fonds pour les générations futures, car il s’agirait là réellement d’un investissement rentable à long terme, un véritable placement.

 

Au plan social, nous, éducateurs (parents, enseignants) devons être conscients qu’il n’y aura d’héritage culturel que si chacun de nous se préoccupe d’agir à titre individuel, professionnel voire au niveau de l’Etat.

En tant qu’individus, chacun de nous peut réactiver les anciens rites qui rythmaient la vie de l’homme gabonais (à la naissance, lors de la circoncision-initiation-, lors de la mort).Affirmer notre négritude à travers le port de vêtements africains, la valorisation de nos arts et de notre artisanat…C’est à chacun de nous de valoriser, sur le plan  vestimentaire, le raphia par exemple.

En tant que parents, à nous de transmettre nos langues à nos enfants et de rétablir les liens entre eux et leurs grands-parents au village.

En tant qu’enseignants, nous pouvons modestement travailler à la collecte d’éléments de la Tradition orale. Par exemple, en sixième et en cinquième, le conte gabonais, sa collecte, sa diction en classe, en langue maternelle puis traduit en français sont des activités conformes au programme officiel et qui peuvent avantageusement remplacer la traditionnelle récitation.

 

Sur le plan culturel enfin, un travail important doit être réalisé pour faire évoluer les mentalités et les comportements. Toute culture est dynamique et il serait temps que l'on s'interroge sur ce qu'il y a de positif dans nos us et coutumes et sur ce qu'elles ont de négatif, afin d'adapter nos lois en conséquence en considérant comme textes de référence notre Constitution  et la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948, entre autres textes. Ainsi, l’interdiction légale de la dot devrait être abrogée pour adapter notre législation à nos valeurs culturelles positives. L’Etat est le principal acteur ici, à travers le Communication (les différents médias publics), la Culture évidemment, l’Education et l’Enseignement supérieur.

Repost 0
Published by Edgard - dans Culture
commenter cet article
14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 19:35

Quand on observe d’une part la richesse du patrimoine culturel gabonais et sa relative inexploitation, on est songeur devant les causes de cette léthargie.

Il y a quelques années, on a célébré la figure historique d’Albert Schweitzer, à travers un film, à travers une musique de film magistralement composée par Pierre- Claver Akendengué.

 

Puis ce fut l’explorateur Pierre Savorgnan de Brazza, statufié à Franceville (au Gabon) et immortalisé à travers un Mémorial construit à Brazzaville (au Congo).

A quand la célébration de figures historiques africaines ayant vécu au Gabon, telles Samory Touré ou Cheikh Amadou Bamba ?

 

« La journée Samory Touré »  veut combler ce manque et, à terme, devra se transformer en « la semaine Samory Touré ».

 

Une telle célébration est indispensable dans une cité cosmopolite comme Libreville qui fut fondée, rappelons-le, par des esclaves libérés.

 

Au moment où les replis identitaires sont de plus en plus perceptibles et l’image de la religion musulmane ternie par les extrémismes en tous genres, « la journée Samory Touré » doit être un moment privilégié qui ravive notre vouloir vivre ensemble en harmonie dans le respect de nos différences.


Les objectifs de la journée Samory Touré sont les suivants :

·         Faire mieux connaitre une grande personnalité historique africaine, Samory Touré, exilé et mort au Gabon à fin du XIXème siècle.

·         Rassembler les hommes de culture autour de la pièce de théâtre « L’empire ou la mort »

·         Promouvoir la diversité des cultures, des races, des religions.

Cette journée de commémoration s’organisera autour de deux grands événements culturels :


      1) Conférence d’Histoire par Pr Ange Ratanga-Atoz / Landry Loussou


2) Représentation de la pièce de théâtre : L’empire ou la mort (+ enregistrement   vidéo) 

Les bénéficiaires sont  les élèves (à partir de la Seconde), les enseignants, les musulmans, les femmes et hommes de culture.

 

La justification du projet est apparente à travers sa rentabilité sur les plans  intellectuel, scolaire, social. L’éducation (et la culture) constituent les piliers de l’Indice de Développement Humain. Il ne peut y avoir développement sans renforcement des compétences des ressources humaines et ce projet « La journée Samory Touré » n’est qu’une pierre dans l’édifice de construction de la nation gabonaise, œuvre de longue haleine.

Prolongements

Publication de la pièce de théâtre  L’empire ou la mort

·        Semaine Samory Touré, en septembre 2009

1.     Représentation de la pièce « L’empire ou la mort » pendant le Festival International de Théâtre Gabonais (FITHEGA° en septembre 2009)

2.     Présentation de la pièce de théâtre (Ludovic Obiang, Steeve Renombo)

3.     Lecture publique de la pièce + musique traditionnelle

4.     Conférence-débat sur Samori Touré  (départements d’Histoire)

5.     Enseignants Sans Frontières en studio (enregistrement audio de la pièce)

6.     Animation sur le lieu de vente : dédicaces à la Maison de la Presse

7.     Exposition sur Samory Touré

8.     Tournée (10  représentations) : des  établissements de Libreville, du Gabon, des CCF d’Afrique (Guinée, Mali, Sénégal, Burkina-Faso, Cote d’Ivoire, etc)

9.     Participation à d’autres festivals : Festival  de  Limoges, Festival d’Avignon

 

 

Repost 0
Published by Edgard - dans Culture
commenter cet article
14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 19:34

Le lancement de la caravane Educanet 2009 a eu lieu vendredi 6 mars au Collège évangélique de Mélen, sur invitation de Madame Ntsame, enseignante de français.

La deuxième étape de la caravane pédagogique fut le Lycée National Léon Mba, la classe d’Anastasie Pizako, l’actuelle Chef de département de français de ce grand lycée de Libreville.

 

Nous sommes invités samedi 18 avril à Oyem où le Chef du Département de français du Lycée d’Etat nous a fait l’honneur de nous convier à la journée de la littérature gabonaise, occasion pour nous de  poursuivre notre caravane pédagogique, de découvrir cette capitale provinciale et de vous la faire découvrir à travers quelques bonnes photos.

Repost 0
Published by Edgard - dans Culture
commenter cet article
14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 19:26

Jeudi 16 avril 2009 aura lieu à l’hôtel Laico Okoumé Palace, à partir de 19h00, le vernissage de la 8ème édition du Grand Concours BICIG amie des Arts et des Lettres qui avait pour thème « Héritage culturel et modernité » et concernait les artistes confirmés et les artistes débutants.

Nous allons nous retrouver entre amoureux de la culture, autant dire un microcosme dans notre Gabon-d’abord-là ! Je dis « nous » car votre humble serviteur fait partie des heureux élus. Pour un essai commis (et marqué apparemment) intitulé « Refonder la société gabonaise par la Culture ».

 

Je vous dirai tout à propos de cet événement culturel et me réjouis d’avance de retrouver de vieux compagnons : Ludovic Obiang, auteur de Péronnelle et Tant que les femmes auront des couilles (pièce de théatre), de L’enfant des masques (recueil de nouvelles) ; Ferdinand Allogho-Oké, auteur du roman Biboubouah, du recueil de poèmes Vitriol bantu

Repost 0
Published by Edgard - dans Culture
commenter cet article
3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 13:44
Dans ce pays où les événements culturels sont rares, où la pensée et la culture semblent avoir démissionné, où règnent en maitres, voire en tyrans l’argent-roi, le paraitre, le sexe et l’alcool, la rencontre avec Tierno Monenembo, ce grand écrivain africain, samedi 28 mars 2009, de 17h à 20h, fut une oasis rafraichissante. Rencontré à travers son deuxième roman Les écailles du ciel en 1987 à l’Université d’Abidjan, ce fut un plaisir de le voir enfin et de l’entendre parler de sa vie et de la voie qu’il a choisie, la littérature… Ce qui m’a frappé, c’est sa modestie et son humilité. J’en connais ici, nombreux, qui après le moindre roman publié à compte d’auteur se prennent pour le centre de la terre littéraire. Après neuf romans publiés dans une grande maison d’édition française, Seuil pour ne pas la nommer, après le prix Renaudot qui couronne son dernier roman Le roi de Kahel, Tierno Monenembo demeure un écrivain conscient d’écrire…en vain, mais désireux de témoigner, de dénoncer et d’aller toujours plus loin dans les réponses à deux questions essentielles : qui suis-je ? Qu’est-ce qu’un peul ici (en France) et aujourd’hui ? Question posée : Dans Les écailles du ciel, vous utilisez la technique du narrateur- personnage principal, comme dans votre dernier roman primé, mais pourriez-vous dire, comme André Gide : « j’ai fait mon œuvre, j’au vécu » ? Après neuf romans qui évoquent tantôt le peul, tantôt le citoyen du monde que vous êtes, votre écriture n’est-elle pas une quête de soi ? Réponse de l’auteur : en effet, mon écriture est une quête de soi qui a commencé à Lyon, en 1979, alors que j’arrivais en France dans le froid, la solitude et vivais les affres de l’exil. J’ai dû me reconstruire à partir de deux questions essentielles : qui suis-je ? Qu’est-ce qu’un peul ? J’ai commencé à écrire pour témoigner et dénoncer la dictature qui sévissait dans mon pays, la Guinée, puis mes centres d’intérêt se sont déplacés dans l’espace. Dans chaque roman j’essaie d’écrire différemment et d’etre toujours plus vrai. Ainsi, dans l’un de mes romans, je donnai de Sanderval (le héros de mon dernier roman) une image négative issue des documents coloniaux français. Avant que, grâce à la lecture de ses propres écrits, lecture autorisée par l’un de ses descendants, je ne rectifie les choses et lui donne toute sa démesure de personnage de roman. Un français devenu peul, consacré roi peul dans le Fouta-Djalon et ainsi célébré encore aujourd’hui, voilà un fait historique qui brise les carcans identitaires que l’on tente d’imposer. Mais je n’ai pas achevé mon œuvre, j’ai encore des romans à écrire et d’ailleurs je vais vous confier l’idée principale d’un de mes derniers romans, il s’agit de [censuré, c’était une confidence et nous avons tous juré de ne pas lui piquer son idée…Ni de la divulguer].
Repost 0
Published by Edgard - dans Culture
commenter cet article
3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 13:37

L’Union Des Ecrivains Gabonais  à la solde du Parti Démocratique Gabonais ?     

Telle est la question que se pose le gabonais lambda en lisant dans le quotidien national L’Union qu’un concours organisé par l’UDEG et financé par le PDG, à l’occasion de la célébration des 41 ans de ce grand parti de messe…pardon, de masse,  a permis de récompenser plusieurs auteurs gabonais dont le lauréat Maurice Okoumba-Nkoghé pour son dernier roman publié et primé à hauteur de cinq millions de francs CFA par l’UDEG.                                                                                        

Quand on sait que le Ministère de la Culture devrait être le partenaire naturel de l’UDEG, on s’interroge soit sur une démission de l’Etat, soit sur une inféodation de l’UDEG au PDG.                                                                                                               

Le problème posé est le même : quelle est la bonne attitude de l’intellectuel face au pouvoir ?                                                                                                                         

Au Gabon, on a l’impression que plus on est loin du pouvoir, plus on est critique à son égard. Plus on en est proche, plus l’intellectuel ressemble à ce singe- qui- ne-voit-rien-n’entend-rien-ne-dit-rien. Pour mémoire, relisons ce poème d’Okoumba-Nkoghe et publié en 1980 dans son recueil poétique Le soleil élargit la misère.

A l’ombre de l’Afrique

A l’ombre de l’Afrique

l’on conduit des autos de luxe

l’on fume du tabac de Havane

quoique l’on n’ait pas de gite

digne de ce nom.

l’argent et son existence

exaltent la pensée

incitent à choisir le coup d’état

comme unité de lieu d’une méditation.

 

A l’ombre de l’Afrique

l’on passe sa vie entière

à offrir son petit sou

aux griots de la cour

chantant sa gloire.

cherchant à établir les conditions

d’une riche vie

l’on explore les étapes essentielles

qui lient l’individu à Lucifer.

 

A l’ombre de l’Afrique

l’on se dispute le privilège

de gober les provisions

appartenant à la nation.

Et l’on se montre l’un à l’autre

les miettes du pillage avec orgueil

tirant vanité de la resquille commise.

Repost 0
Published by Edgard - dans Culture
commenter cet article
18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 08:44

L’écomusée de Mounana est un projet vieux de cinq ans déjà.

J’en ai parlé à travers des articles de presse, au cours d’une conférence présentée en 2004 au Centre Culturel Français, au cours de causeries informelles.

Aujourd’hui, j’estime que Mounana est mûr pour accueillir un tel projet et le rendre viable. Tout dépendra des décideurs actuels que sont le Maire et le conseil municipal ainsi que des bailleurs de fonds.



I-CONTEXTE

 

 

Découvert en 1956, l’uranium a commencé à être exploité en 1961, après la création de la COMUF en 1958. En 38 ans, de 1961 à 1999, la COMUF a extrait et traité plus de 7 millions de tonnes d’uranium. La mine pourvoyeuse d’emplois a créé près de 1 500 emplois directs à Mounana, et absorbé différentes vagues d’immigration : plusieurs ethnies et nationalités se sont côtoyées à Mounana.

 

COMUF, poumon économique de la ville, contribuait grandement au financement d’infrastructures socio-économiques (hôpital, établissements scolaires, routes, structures culturelles et sportives, économats, mess, eau et électricité, cités ouvrières, etc.).

 

La fermeture de COMUF a plongé Mounana dans une situation socio-économique suffisamment désastreuse pour inspirer les articles « C’est la galère » et « Mounana à la recherche d’une boussole » dans le quotidien national L’Union du 24 avril 2003.

Du point de vue culturel et historique, les ressortissants de Mounana ont un devoir de mémoire à respecter envers les générations présentes et futures.

 

Le présent projet a pour but de faire qu’à Mounana soit créé le premier musée minier du Gabon, lieu de mémoire de l’exploitation de l’uranium, ce qui aura plusieurs intérêts :

         ─ Intérêt historique et culturel : histoire de l’exploitation de l’uranium, de 1956 à 1999

         ─ Intérêt pédagogique : visites des sites par des élèves (matières concernées : physique, biologie, français, histoire géographie, économie)

         ─ Intérêt socio-économique : emplois pour les anciens travailleurs de COMUF (guides) et pour des jeunes chômeurs (apprentis guides).

 

 

1.1. Intérêt du projet

 

Situation de départ

      Le projet soumis à l’appréciation de l’expert André Dubuc, Directeur du premier musée minier de France au mois d’avril 2003, a été jugé assez intéressant pour qu’il accepte d’effectuer une mission de conseil à Mounana.

     Par ailleurs, le Directeur Général de COMUF, Monsieur Bernard Keiffer, a également exprimé le plus vif intérêt pour ce projet, lors d’un entretien qu’il nous accordé le 20 août, suite à la parution d’un article de presse présentant ce projet en  juillet 2003.

 

Le financement sollicité est indispensable pour fédérer les initiatives et les bonnes volontés, retenir de façon consensuelle (après avis de l’expert français) un programme d’actions cohérent et, par la même, réaliser l’écomusée.

 

Avec le temps, l’impact de l’écomusée ne pourra qu’augmenter et l’objectif visé « développement durable à Mounana » sera toujours son leitmotiv.

 

Degré d’implication et contrepartie des bénéficiaires

La Mairie de Mounana ne dispose aujourd’hui que d’un budget de fonctionnement et rien au titre de l’investissement…

Les populations ciblées par le projet (chômeurs et retraités) ne peuvent pas participer financièrement, mais intellectuellement et techniquement par la transmission des connaissances et de la culture minière.

 

1. 2-Description du projet

Autour des bâtiments abritant l’écomusée, des expositions, des visites guidées, des animations événementielles, des conférences permettront de témoigner du passé minier de Mounana.

         Un premier bâtiment à la forme de la tour tombée. Là se trouvent la photothèque, les objets et vêtements du mineur, l’exposition itinérante, une mezzanine (bureau du Directeur) et des toilettes.

         Un deuxième bâtiment contient : une vidéothèque et l’administration, ainsi que des toilettes.

         A l’extérieur, toilettes publiques, parking, garage, grilles de protection, système d’alarme et mur d’enceinte.

 

Mais à défaut de construire, si AREVA et/ou le ministère des Mines accepte de rétrocéder au projet les anciens bâtiments de direction de COMUF, ils pourront être aménagés tels que décrits.

 

 

II- OBJECTIFS

 

Objectif général

A court terme : Mounana, des origines à nos jours

A moyen et long terme : mémoire collective de Mounana, l’écomusée vise à amener la population à porter un regard neuf sur son passé, sur son présent et sur son avenir

 

Objectif spécifique

A court terme : l’exploitation de l’uranium à Mounana, des origines à nos jours

A moyen et long terme : lieu de culture qui intègre le milieu dans lequel vit l’homme et les relations que celui-ci entretient avec ce milieu

 

 

III- RESULTATS ATTENDUS ET ACTIVITES A MENER POUR REALISER L’ECOMUSEE :

       Les résultats attendus sont les suivants :

                   ─ Lutte contre le chômage et la pauvreté, par la création d’emplois (guides, administratif, gestionnaire, experts culturels, chauffeur…)

                   Lutte contre l’insécurité et le grand banditisme.

                   ─ Promotion des destinations du Haut Ogooué en général et de Mounana en particulier

                   ─ Relance de l’activité économique à Mounana et initiation au développement durable grâce à l’écotourisme.

                   ─ Connaissance des cultures locales (traditionnelle et minière) lors des visites (30% de scolaires ; 70% de travailleurs et autres).

                   ─ Augmentation des recettes municipales à partir des taxes sur les activités de l’écomusée : tickets de visite, ouvrages vendus, objets publicitaires, etc.

 

Repost 0
Published by Edgard - dans Culture
commenter cet article
18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 08:39

De septembre 2008 à mars 2009, la 8ème édition du Grand Concours BICIG amie des Arts et des Lettres a pour thème « Héritage culturel et modernité » et concerne les artistes confirmés et les artistes débutants.

La culture occupe une place prépondérante à tous niveaux du développement.
C’est pourquoi la BICIG, au-delà de sa mission économique, entend manifester son intérêt pour l’art en encourageant l’expression artistique et littéraire, au travers notamment d’un  concours qui se tient tous les deux ans.


Ce concours est une manifestation qui vise à récompenser l’épanouissement des artistes.


Sont concernés les peintres, sculpteurs, photographes et écrivains (de nouvelle, essai, conte et poésie) résidant au Gabon.


Les œuvres accompagnées des bulletins de participation devront parvenir à la BICIG avant le 1er mars 2009 à la Direction Stratégie et Développement Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie du Gabon (BICIG), B.p 2241 Libreville ; Tél : 77 78 34 / 77 75 95 ; Fax : 77 78 39.

Les candidats au concours littéraire doivent fournir 3 exemplaires de la nouvelle, de l’essai, du conte ou de la poésie de 10 à 20 feuillets dactylographiés en police Arial 12 sur papier de format A4.
La page de garde reprendra l’édition, le thème, le genre, la catégorie, le tire de l’œuvre et le nom du candidat.


Les candidats aux concours de peinture ou de sculpture doivent fournir au plus 3 œuvres, chacune accompagnée de son titre, de sa date d’exécution, du nom de l’auteur, de la technique employée et du poids de l’œuvre.
La taille des œuvres ne dépassera pas 180 cm de hauteur et 90 cm de largeur. Les tableaux devront être encadrés.

Les candidats au concours de la photographie d’art enverront 3 clichés au maximum d’un format de 50 x 60/75 cm accompagnées de leur titre, de leur date d’exécution et du nom de l’auteur au verso.
Elles peuvent être en noir et blanc ou en couleur. Seules les photos reçues avec les négatifs correspondants seront retenues.

Repost 0
Published by Edgard - dans Culture
commenter cet article