Culture-Education-Pédagogie
Mon pays
S’attarde vers la mer
Puis soudain voyage
A travers soleil et pluie
Mon pays
Accroche ses forêts
Tel un radeau de feuilles mortes le long du fleuve
Est bien étrange la lente marche des mortels
A l’est de l’immortalité
Dans mon pays
Il y a bien des rêves qui pagaient
Tant de pagayeurs qui n’arriveront jamais
Mon pays
Avale à fortes doses
De ce vin en poudre dont raffolent nos dame-jeanne
Mon pays a planté dans ses fortins
Quelques canons qui serviraient de téléphones
Que sont étranges tant de signes avant-coureurs
Des folies et des drames à venir
Car mon pays, c’est comme un regard qui espère
Ou redoute quelque chose qui doit venir
Mais dans la nuit,
un grand éclat de rire
C’est mon pays qui rit
Ou qui pleure comme on rit
C’est mon pays qui pleure sa liberté en riant
Comme font les tambours et en battant des mains
Accourent alors les étrangers
Ceux qui chantent en silence
Soupirent en silence
S’étonnent en silence
Car dans mon pays
Le rire des pauvres gens
C’est étrange pour les riches
Qui ont perdu
Leur pays
Ton pays
Mon pays