Culture-Education-Pédagogie
Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne,Je respire l'odeur de ton sein chaleureux,Je vois se dérouler des rivages heureuxQu'éblouissent les feux d'un soleil monotone ; Une île paresseuse où la nature donneDes arbres singuliers et des fruits...
Homme libre, toujours tu chériras la mer !La mer est ton miroir ; tu contemples ton âmeDans le déroulement infini de sa lame,Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer. Tu te plais à plonger au sein de ton image ;Tu l'embrasses des yeux et des bras,...
Etudier/lire Le Prophète de Khalil Gibran ou comment faire vivre les identités francophones, par Edgard B. Bokoko L’anglais, l’espagnol, l’allemand, l’arabe sont des langues enseignées dans le système scolaire gabonais, tout comme le français qui est...
L’irruption d’un fonctionnaire jaloux dans une cité universitaire en Afrique, en 1990, marque le début d’un mouvement de contestation estudiantine qui, peu à peu, va s’étendre à d’autres secteurs de la société, ébranlant le monde de la politique monolithique....
Petit-Paris a pleuré En cette nuit moirée Martelée par les cris stridents D’hommes et de femmes abasourdis. Les oreilles de Zoa ont vibré ; Dans une fortification en contrebas, Des enfants lapés par les lames de feu, Se consument au fond d’un puits de...
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipagePrennent des albatros, vastes oiseaux des mers,Qui suivent, indolents compagnons de voyage,Le navire glissant sur les gouffres amers. A peine les ont-ils déposés sur les planches,Que ces rois de l'azur, maladroits...
La Nature est un temple où de vivants piliersLaissent parfois sortir de confuses paroles ;L'homme y passe à travers des forêts de symbolesQui l'observent avec des regards familiers. Comme de longs échos qui de loin se confondentDans une ténébreuse et...
A l’ombre de l’Afrique l’on conduit des autos de luxe l’on fume du tabac de Havane quoique l’on n’ait pas de gîte digne de ce nom L’argent et son existence exaltent la pensée incitent à choisir le coup d’état comme unité de lieu d’une méditation A l’ombre...
Madagascar Session 2000 SUJET I Pour un nouvel équilibre mondial Pourquoi faut-il que deux paysans Kabyles 1 trottant sur leurs bourricots se saluent aimablement alors que deux automobilistes en se La crainte de la différence, allant parfois jusqu'à son...
Je suis à ma deuxième nuit en ville Mais je n’arrive pas à m’habituer à ces bruits vils Les « pong-pong » des camions La musique stridente des bars Le tonnerre des avions fous Le ronflement des moteurs M’ont volé dix bonnes nuits de sommeil ! J’aime les...
Et j’ai hurlé toutes les larmes de mon corps, Et Dieu, le Pardon, s’est terré dans son silence ; Alors ses anges qui, tels des esclaves, l’encensent, M’ont sermonné : « Chut, incrédule ! Le Saint dort. Que viens-tu perturber la quiétude du Cœur ? Penses-tu...
Acte I, scène 6 : « la fête de l’indépendance » Lumumba Moi, sire, je pense aux oubliés. Nous sommes ceux que l’on déposséda, que l’on frappa, que l’on mutila ; ceux que l’on tutoyait, ceux à qui l’on crachait au visage. Boys-cuisine, boys-chambre,boys,...
LA STATUE, Dom JUAN, SGANARELLE. LA STATUE. Arrestez, D. Juan, vous m'avez hier donné parole de venir manger avec moy. Dom JUAN. Oüy, où faut-il aller ? LA STATUE. Donnez-moy la main. Dom JUAN. La voila. LA STATUE. Dom Juan, l'endurcissement au peché...
Dom Juan Quoi? Tu veux qu'on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu'on renonce au monde pour lui, et qu'on n'ait plus d'yeux pour personne?La belle chose de vouloir se piquer d'un faux honneur d'être fidèle, de s'ensevelir pour toujours...
I can give you a voice, bred with rythm and soulFrom the heart of a welsh boy who’s lost his homePut it in harmony let the words ringCarry your thoughts in the songs we sing Je te donne mes notes, je te donne mes mots,Quand ta voix les emporte à ton propre...
Par exemple, il y eut là un fameux coup de fourchette ; c'est-à-dire que personne de la société ne se souvenait de s'être jamais collé une pareille indigestion sur la conscience.Gervaise, énorme, tassée sur les coudes, mangeait de gros morceaux de blanc,...
O Capitaine! mon Capitaine! fini notre effrayant voyage,Le bateau a tous écueils franchis, le prix que nous quêtions est gagné,Proche est le port, j'entends les cloches, tout le monde qui exulte,En suivant des yeux la ferme carène, l'audacieux et farouche...
Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers, Picoté par les blés, fouler l’herbe menue : Rêveur, j’en sentirai la fraicheur à mes pieds. Je laisserai le vent baigner ma tête nue. Je ne parlerai pas, je ne penserai rien : Mais l’amour infini me...
Lorsque tu dormiras, ma belle ténébreuse,Au fond d'un monument construit en marbre noir,Et lorsque tu n'auras pour alcôve et manoirQu'un caveau pluvieux et qu'une fosse creuse; Quand la pierre, opprimant ta poitrine peureuseEt tes flancs qu'assouplit...
Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,Assise aupres du feu, devidant et filant,Direz, chantant mes vers, en vous esmerveillant :Ronsard me celebroit du temps que j'estois belle. Lors, vous n'aurez servante oyant telle nouvelle,Desja sous...
- En ce moment, je ne pense pas qu’il soit juste pour quiconque de me demander de croire à un éventuel retournement de la part d’une bande de fous furieux qui sont décidés à ne pas céder d’un pouce, encore moins à entendre quoi que ce soit de raisonnable....
On reconnait le bonheur paraît-ilAu bruit qu'il fait quand il s'en vaC'était pas l' dernier des imbécilesCelui qu'a dit çaLe mien s'en est allé hierAprès vingt berges de sous mon toit Ca a fait un boucan d'enferJe ne supporte pasCa fait croire un peu...
Notre vie tu l'as faite elle est ensevelie Aurore d'une ville un beau matin de mai Sur laquelle la terre a refermé son poing Aurore en moi dix-sept années toujours plus claires Et la mort entre en moi comme dans un moulin Notre vie disais-tu si contente...
On vient de marier le dernier.Tous nos enfants sont désormais heureux sans nous.Ce soir il me vient une idée :Si l'on pensait un peu à nous,Un peu à nous. On s'est toujours beaucoup aimés,Mais sans un jour pour vraiment s'occuper de nous,Alors il me vient...
1. Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ? 2. Ces doux êtres pensifs, que la fièvre maigrit ? 3. Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ? 4. Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules ; 5. Ils vont, de l'aube au soir,...