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Je viens d'achever, pendant les "vacances" de noel, La parfaite lumière de Eiji Yoshikawa, un roman de cape et d'épée japonais qui me rapelle Les trois mousquetaires que j'ai du lire, enfant, combien de fois encore ???
En quatrième de couverture, vous lirez ce texte :
"Soudain, il vit la vérité : les techniques de l'homme d'épée n'étaient pas son but ; il cherchait une Voie du sabre qui embrassât toute chose. (...) Pour la première fois, il se demanda s'il était possible à un être humain insignifiant de ne faire qu'un avec l'univers."
Le jeune Takezô est devenu Miyamoto Musashi, redoutable samouraï.
Il sait maintenant que l'art du sabre ne s'acquiert qu'à force de sacrifices et de choix, qu'il est aussi art de la Vie.
Sur les terres entourant le mont Fuji, la belle Otsu, le disciple Jotaro et l'enfant lori suivent les traces de Musashi : ceux qui le vénèrent doivent accepter, eux aussi, la rude discipline du samouraï.
Affrontements, rencontres, épreuves et leçons : telle est la voie de la sagesse, l'unique voie menant à la parfaite lumière. Mais pour l'atteindre, Musashi doit engager l'ultime combat.
Pour moi qui n'ai pas lu le premier tome de cette saga (intitulé: La pierre et le sabre), il me fallait quelque fois revenir sur certains passages et dans l'ensemble etre très attentif car les noms des principaux personnages sont nombreux et pretent souvent à confusion (Takezo = Miyamoto Musashi).
Mais dans l'ensemble, j'ai beaucoup apprécié cette oeuvre qui, au-delà d'une narration classique (compétition et rivalité entre deux personnages extraordinaires, Musashi et Kojiro, narration agrémentée d'une histoire d'amour impossible entre Musashi et Otsu) nous avons là l'histoire d'une quete personnelle du héros qui se débarasse peu à peu de tout ce qui est superficiel dans la vie (ambition, liens conjugaux) et va sans cesse vers l'essentiel (la solitude, l'humilité, la simplicité, la maitrise de son art et la création dans son art).
Je l'ai lu lentement, savourant chaque page, mais je sais que je le relirai bientot et y découvrirai d'autres trésors inaperçus. Je crois y avoir capté un peu de cette ame japonaise. Tout comme, à la télé, au début des années 90, je l'entendais à travers cette phrase d'un vieil homme japonais réagissant, à une menace américaine : "c'est pas parcequ'ils ont gagné en 1945 qu'ils vont nous obliger à manger leur riz ! "
Sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Musashi_Miyamoto vous pourrez retenir ceci:
L'enseignement de Musashi peut se ramener à neuf principes